Pages

lundi 20 décembre 2010

Le Plan d'autonomie des provinces des sud mis en avant à Pretoria en tant qu'option réaliste et pacifique de la question du Sahara


Pretoria - Le plan d'autonomie des provinces du Sud, proposé par le Maroc, a été mis en avant, dimanche à Pretoria, en tant que choix stratégique pour le règlement de la question du Sahara et en tant qu'option "réaliste et pacifique" devant mettre un terme à un conflit qui n'a que trop duré.
Le plan a été présenté lors d'un workshop organisé dans le cadre du 17ème festival mondial de la jeunesse et des étudiants, dont les travaux se poursuivent jusqu'au 21 décembre avec la participation de plus de 16.000 congressistes de plusieurs pays, dont le Maroc.

Plusieurs intervenants, dont Maoulainine Mrabih Rabo, membre du bureau politique du PPS, Kenza El Ghali et Mohamed Guedira, universitaires, ont présenté un aperçu chronologique et historique réaffirmant, preuves à l'appui, la marocanité des provinces du Sud et la justesse de la cause nationale, mettant en exergue la dernière proposition d'autonomie, faite par le Maroc et saluée par la communauté internationale.

Après avoir mis en évidence les étapes décisives franchies par le Maroc dans le processus du règlement définitif du problème du Sahara, les intervenants ont indiqué que depuis la réintégration du territoire par le Maroc en 1975, le Royaume n'a cessé de déployer ses efforts afin d'arriver à une solution équitable et durable dans le cadre de la souveraineté nationale et du respect de son intégrité territoriale.

Le plan d'autonomie, insistent-ils, s'inscrit dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social.

Comme telle, cette initiative d'autonomie apporte la promesse d'un avenir meilleur pour les populations de la région, met fin à la séparation et à l'exil et favorise la réconciliation, soutiennent-ils.

Les populations du Sahara géreront elles-mêmes leurs affaires à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire autant qu'elles disposeront des ressources financières nécessaires au développement de la région dans tous les domaines et participeront, de manière active, à la vie économique, sociale et culturelle du Royaume, ont rappelé les intervenants.

Ils ont aussi relevé que le polisario a été créé de toutes pièces, dans le but de servir les intérêts de l'Algérie, qui ambitionne, à travers une porte sur l'Atlantique, d'affirmer son leadership sur la région.

Ils ont aussi condamné, dans les termes les plus virulents, les actes de provocation et d'offense manifestés durant tous les travaux du festival par les délégations espagnole et des séparatistes du Polisario à l'égard du Maroc et à sa souveraineté.

Un député français appelle la France à contribuer au rétablissement de la vérité sur les événements de Laâyoune


Paris, 20/12/10- Le député français François Grosdidier a appelé la France à contribuer au rétablissement de la vérité sur les événements de Laâyoune, soulignant que l'orchestration internationale qui a suivi le démantèlement du campement Gdim Ezik "rend plus suspecte cette opération" qui pourrait n'être que le fait de membres des bandes criminelles agissant dans la région sahélo-saharienne.
Dans une question écrite à l'Assemblée nationale, le député --membre du groupe UMP (majorité)-- alerte la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, sur les évènements survenus en novembre à Laâyoune et surtout sur "le traitement médiatique et politique dont ils ont fait l'objet".

"Les médias étrangers, notamment algériens et espagnols, ont relayé des informations mensongères, permettant la lecture que le Polisario voulait donner à ces faits délibérément provoqués", a-t-il relevé.

Il a rappelé comment les photos d'un crime survenu à Casablanca et d'enfants palestiniens blessés dans la bande de Gaza après les bombardements israéliens ont été présentées par certains médias espagnols comme prises à Laâyoune.

Pour le député français, "les autorités marocaines, qui n'ont pas cette pratique, ont été dépassées par cette campagne de désinformation planétaire et de manipulation des chancelleries et des instances internationales", à la suite de laquelle même le Parlement européen a pris une résolution qualifiée de "déséquilibrée et hâtive" par plusieurs eurodéputés.

Quant aux événements eux-mêmes, M. Grosdidier a rappelé que des habitants de Laâyoune ont dressé un campement sauvage pour exprimer des revendications socioéconomiques. Malgré l'illégalité du campement, les autorités marocaines ont immédiatement engagé des discussions avec les manifestants, dans un cadre tripartite avec les chefs de tribus.

"Les questions posées ayant trouvé des solutions, la manifestation perdait sa raison d'être. Mais le campement avait été progressivement infiltré par des individus ayant d'autres motivations et d'autres modes de fonctionnement", a-t-il ajouté.

"Délinquants de droit commun ou activistes indépendantistes, ils ont menacé et brutalisé les manifestants qui, satisfaits, souhaitaient quitter le campement", a relevé le député, notant que les autorités ont alors décidé de démanteler pacifiquement le campement, "comme cela se ferait dans n'importe quel Etat de droit".

Les autorités marocaines ont aussi ordonné aux forces de l'ordre de ne pas faire usage de violence, "même pour répondre aux provocations des activistes", alors que ces derniers, dans "une organisation paramilitaire", ont d'abord déclenché des incendies, puis accueilli policiers, pompiers et ambulanciers dans "une extrême violence", avec des armes blanches et des cocktails molotov.

Le bilan a été lourd cô té marocain, a-t-il poursuvi, "des policiers ayant reçu l'ordre de ne pas faire usage de leurs armes, ont été lapidés et égorgés et leurs dépouilles ont été outragées".

Les autorités marocaines ont été "surprises par ces méthodes qui ne sont pas celles de manifestants, ni même de marginaux désoeuvrés, mais celles des bandes criminelles organisées dans la région sahelo-saharienne", a souligné M. Grosdidier, rappelant que le Maroc a "identifié des criminels originaires des camps du Polisario situés à Tindouf en Algérie".

"Ce fait divers pourrait n'être que le fait de membres des bandes criminelles agissant dans cette région et que l'assèchement de certains trafics à la frontière sahelo-mauritanienne a pu faire revenir au Maroc", a-t-il conclu, tout en demandant à la ministre comment la France entendait contribuer au "rétablissement de la vérité et faire prévaloir, dans le règlement de ce différend, la bonne foi".

Par ailleurs, dans un autre écrit adressé à la chef de la diplomatie française, M. Grosdidier affirme que les provinces du sud du Royaume, "pourtant dépourvues de ressources naturelles, connaissent aujourd'hui une dynamique de développement, commune à tout le royaume marocain, et qu'elles ne pourraient pas connaître dans la sécession".

"Un territoire aussi vaste et aussi faiblement peuplé ne pourrait pas exercer une souveraineté effective", assène-t-il, précisant que dans le contexte actuel de la région sahelo-saharienne, "un tel territoire abandonné à lui-même deviendrait une plateforme de tous les trafics internationaux et terrorismes".

Enfin, "moins pour répondre à une aspiration de la population concernée qui se satisfait de la situation actuelle, que pour répondre aux voeux de la communauté internationale et offrir une porte de sortie honorable à chacun des protagonistes de cette affaire, le Maroc a présenté un projet d'autonomie régionale sous souveraineté marocaine", a-t-il conclu.

mercredi 15 décembre 2010

Les affabulations du dénommé Ksentini: M. Herzenni dénonce une "guerre psychologique" de l'Algérie contre le Maroc

Londres, 15/12/10- Le Président du Conseil Consultatif des droits de l'Homme (CCDH), M. Ahmed Herzenni, a dénoncé les affabulations du président de la soi-disant commission nationale algérienne des droits de l'Homme, le dénommé Farouk Ksentini, soulignant que les allégations de ce dernier "s'inscrivent dans le cadre de la guerre psychologique menée contre le Maroc par l'Algérie".

Dans un entretien à la MAP, en marge d'une visite de travail à Londres, M. Herzenni a souligné que le responsable algérien "a cru nécessaire de contribuer à la guerre psychologique menée contre le Maroc par le gouvernement d'Alger"

En ce faisant, Ksentini a violé les standards internationaux qui veulent qu'une commission de ce genre doit s'occuper des droits de l'Homme dans son propre pays, a dit M. Herzenni, relevant que la sortie du responsable algérien se situe hors des attributions d'une commission nationale des droits de l'Homme.

Ces déclarations, dans lesquelles Ksentini prétend de manière calomnieuse et trompeuse que les événements de Laâyoune constituent "un génocide et un crime contre l'humanité commis par un pays agresseur" sont "extrêmement inamicales", a dit le Président du CCDH, notant que ces déclarations "nuisent à notre cohabitation au sein du comité international de coordination des institutions nationales des droits de l'Homme".

Le CCDH s'est déjà plaint auprès de ce comité suite aux déclarations du responsable algérien, a dit M. Herzenni, précisant que les propos de Ksantni vont nuire principalement à la commission qu'il représente.

La soi-disant commission algérienne avait déjà été dégradée par le comité international de coordination des institutions nationales des droits de l'Homme, qui a conclu, preuves à l'appui, que la commission n'était pas un organe indépendant de suivi de la situation des droits de l'Homme en Algérie.

"Les déclarations de Ksentini viennent apporter une preuve supplémentaire que sa commission n'est pas une instance indépendante, mais bel bien un organe qui fait des déclarations sur commande", a dit le Président du CCDH, relevant que le responsable algérien a ainsi fourni la preuve que sa mission consiste à plaire aux autorités de son pays.

Ksentini aurait dû s'occuper de l'évaluation régulière de la situation des droits de l'Homme dans son propre pays, a martelé M. Herzenni, s'interrogeant sur les raisons qui empêchent le responsable algérien de s'intéresser à la situation des personnes séquestrées dans les camps de Tindouf, et à celle des droits de l'Homme en général en Algérie.

Le Président du CCDH a, par ailleurs, tenu à souligner que les organisations internationales des droits de l'Homme les plus crédibles ont rendu justice au Maroc en adoptant le bilan présenté par le Maroc suite aux événements de Laâyoune.

Les déclarations "intempestives" de Ksentini ont eu le seul mérite de "le dévoiler comme étant un simple agent du régime algérien", a conclu M. Herzenni.

vendredi 10 décembre 2010

Le projet d'autonomie au Sahara "conforme aux standards internationaux'' en la matière (Juristes)


Mexico- Le projet d'autonomie pour la région du Sahara, présenté en avril 2007 par le Maroc, est en conformité avec les standards internationaux et les autres expériences en matière d'autonomie dans le monde, ont souligné des juristes marocains lors d'une diner-débat, organisé mercredi soir à Mexico.
La rencontre, qui a réuni une soixantaine de juristes venus de plusieurs pays du monde, a été organisée par l'ambassade du Maroc au Mexique et l'Association marocaine de droit constitutionnel (AMDC), sous le thème ''Etat, Constitution et Autonomie régionale : Cas de l'Initiative marocaine pour un statut d'autonomie de la région du Sahara''.

Les juristes marocains ont souligné que le projet d'autonomie pour le Sahara dépasse, dans certains aspects, les expériences internationales d'autonomie régionale telle qu'exercée, par exemple, en Espagne, au Portugal, en Italie et au Danemark.

A ce propos, Mme Amina Massoudi, professeur à la faculté de droit de Rabat-Agdal, a souligné que dans les trois grands chapitres du projet marocain (Partage des compétences, partage des ressources et contrô le), l'initiative du Royaume a innové à plus d'un titre.

Elle a cité, dans ce sens, l'attribution de sept domaines de compétences à la région du Sahara (administration locale, développement économique, budget et fiscalité, infrastructures, culture etc...), alors que l'Etat marocain conserve seulement quatre domaines liés essentiellement aux attributs de souveraineté.

Aussi, a noté Mme Massoudi, le projet marocain, non seulement respecte les standards internationaux, mais va plus loin que certaines expériences internationales, à l'image des compétences diplomatiques attribuées dans le texte à la région du Sahara dans les domaines touchant directement à ce territoire.

A propos du partage des ressources, l'oratrice a indiqué que le texte marocain stipule que la région autonome du Sahara disposera des ressources financières nécessaires pour son développement dans tous les domaines, ajoutant que là aussi, le projet marocain dépasse les standards internationaux et les principes généraux qui président au partage des ressources entre les autorités autonomes et l'Etat central.

Evoquant le contrô le de partage des compétences entre le centre et la région, Mme Massoudi a fait référence au futur tribunal régional supérieur, qui statuerait en dernière instance sur les décisions des organes autonomiques au Sahara.

Pour Mme Massoudi, la garantie constitutionnelle du statut d'autonomie est un autre aspect qui réaffirme la conformité aux standards internationaux. ''Une fois approuvé ce statut, la constitution marocaine sera révisée et le statut d'autonomie sera incorporé dans le texte constitutionnel'', a-t-elle fait observer.

Pour sa part, Mme Nadia Bernoussi, professeur à l'Ecole nationale d'administration de Rabat (ENA), qui faisait office de modératrice du diner-débat, a rappelé le contexte de présentation du projet marocain, en mettant l'accent sur le "processus d'ouverture, de modernisation et de démocratisation'' du Maroc, amorcé depuis l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI.

Mme Bernoussi s'est attardée sur les projets de réformes structurants qu'a connus le Royaume, notamment l'introduction d'un quota des femmes dans les élections, la ratification des conventions internationales protectrices des droits de l'Homme, la création de juridictions modernes et d'une institution de l'Ombusdman, le Code de la famille, le processus de justice transitionnelle et enfin l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH).

''Ces avancées, a souligné l'académicienne marocaine, sont d'autant plus importantes qu'elles ont été faites dans un environnement régional qui est hostile et où on a tendance soit à s'islamiser, soit à se radicaliser, soit à faire une sorte de redéploiement des autoritarismes''.

C'est dans ce contexte que le Maroc a proposé un plan d'autonomie pour le Sahara, qui obéit, à ses yeux, à un triple objectif : Le Maroc opte pour une régionalisation élargie parce qu'il veut rénover les structures de l'Etat, instaurer une territorialisation des politiques publiques et, enfin, trouver une solution politique à un différend qui soit conforme à la légalité internationale.

Le professeur Mohamed Madani (faculté de Rabat-Agdal) a situé le projet d'autonomie dans une perspective historique, marquée par une récupération échelonnée de portions du territoire national depuis l'indépendance jusqu'en 1975, faisant remarquer que des présides (Sebta et Melilia) demeurent occupés jusqu'à nos jours par l'Espagne.

S'agissant proprement de l'initiative marocaine, M. Madani a indiqué qu'elle a été novatrice à un double titre : au niveau de l'approche et au niveau du contenu.

Sur le plan de l'approche, le projet marocain a fixé les grandes lignes de la solution, sans rentrer dans les détails du statut d'autonomie et propose une solution qui n'est pas fermée et qui devrait être enrichie par les autres parties.

''Il ne s'agit nullement d'une ruse de l'Etat destinée à se délester de certaines fonctions ingrates. Il ne s'agit pas d'une ruse visant à court-circuiter les efforts fournis par l'ONU. L'initiative s'inscrit en droite ligne des efforts et du travail fourni par l'ONU'', a insisté M. Madani.

Sur le plan du contenu, les principes de base du projet répondent à un souci de spécificités socioculturelles de la région et à un souci d'universalité pour être conforme aux standards internationaux en la matière.

Le panéliste relève, notamment, les nouveautés du texte marocain relatives à l'introduction du suffrage universel et d'une représentation féminine, qui s'inscrit dans l'esprit du nouveau Code de la famille.

M. Abdelaziz Lamghari, professeur à la faculté de droit de Rabat-Agdal et président de l'AMDC, a souligné dans son intervention que le projet marocain sous-tend un ''nationalisme démocratique'' marocain, un nouveau concept qui fera certainement date, selon la modératrice de la rencontre.

Dans ce choix novateur, le Maroc fait une ''adaptation de son intégrité territoriale au principe verrouillé de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Le Maroc, en optant pour une autonomie au Sahara, a fait le choix politique de soumettre son intégrité territoriale à une approche ouverte et démocratique''.

Dans l'optique interne et nationale, a poursuivi le professeur Lamghari, le choix du Maroc est supporté par un processus de construction démocratique, qui est mise ainsi à l'épreuve, ce qui contribue, d'ailleurs, à son caractère devenu irréversible au fil des révisions constitutionnelles et au fil des réformes juridiques et politiques connues par le Royaume.

Dans l'optique externe et internationale, l'Initiative marocaine est objectivement une ouverture juridique et politique qui sert à la fois pour tenir compte de l'affirmation de la démocratie et des droits de l'Homme dans le contexte international et aussi pour tenir compte des contraintes régionales et des exigences internationales pour une solution politique au différend autour du Sahara.

Dans le contexte de ce ''nationalisme démocratique'', qui a présidé à l'élaboration de ce projet, le Maroc a aussi opté pour une décentralisation politique et non seulement fonctionnelle basée sur l'existence d'une loi régionale, votée par le parlement régional avec toutes les conséquences constitutionnelles, légales et politiques que cela comporte.

Ce choix ''met à l'épreuve le système constitutionnel marocain, et plus particulièrement son système de décentralisation'', d'où la nécessité pour le Maroc de ''trouver l'équilibre entre les risques qu'il peut encourir et les avantages qu'il peut tirer de cette autonomie à caractère politique''.

Partant de ces postulats, M. Lamghari conclut que l'initiative marocaine découle d'une soumission par le Maroc de son intégrité territoriale à une approche démocratique et que le Royaume compte mettre en symbiose les exigences démocratiques à la fois nationales, régionales et internationales relatives à l'autodétermination et au règlement pacifique des différends.

M. Najib Ba Mohammed, professeur à la faculté de droit de Fès et vice-président de l'AMDC, a abordé la question relative à la réception de l'Initiative marocaine par la communauté internationale.

Il a souligné que le plan marocain d'autonomie ''ne cesse de susciter un vif intérêt auprès de la communauté internationale'', qu'il s'agisse du Conseil de sécurité, des grandes puissances mondiales, des groupements régionaux tels l'Union européenne et la Ligue arabe ou encore un grand nombre d'Etats à travers le Monde.

''Cette réceptivité, a-t-il dit, alterne dans sa formulation adhésion, soutien, appréciation par les diverses composantes de la communauté internationale. Elle traduit l'avènement d'un nouveau paradigme de la post-bipolarité, à savoir l'autodétermination démocratique qui s'est substituée progressivement à l'autodétermination-indépendance, qui avait impulsé la vague de décolonisation''.

Pour le professeur Ba Mohammed, le plan marocain est ''un engagement solennel du Royaume pour contribuer positivement'' aux efforts déployés par les Nations unies en vue d'un règlement politique du différend. Il représente ''une plate-forme qui revalorise la négociation comme principe général du droit pour le règlement pacifique du conflit''.

L'universitaire marocain est revenu sur les qualificatifs de ''sérieux et crédible'' employés par le Conseil de sécurité pour désigner les efforts fournis par le Maroc. A travers ''cette formule diplomatiquement et juridiquement déterminante, l'ONU a implicitement reconnu le grand sacrifice consenti par le Maroc dans la reconfiguration de sa souveraineté'' en soumettant le plan d'autonomie au Sahara.

Et Ba Mohammed de souligner que ''si le Sahara fait partie intégrante du Maroc, l'affaire du Sahara reste un épisode récurrent dans l'évolution du régime marocain vers le parachèvement de son intégrité territoriale, dans ses frontières authentiques, et vers l'édification d'un Etat de droit démocratique. C'est un gage de bonne foi et de sérieux du Maroc pour contribuer à la paix, à la sécurité et au développement de toute la région''.

Le débat riche et animé, qui a suivi les présentations des universitaires marocains, a porté sur des éclaircissements demandés par des spécialistes internationaux en droit constitutionnel en rapport, notamment, avec le règlement des conflits de compétences et l'incorporation du statut d'autonomie à la Constitution marocaine.

La délégation de l'AMDC est en visite au Mexique pour participer au 8ème congrès de l'Association internationale du droit constitutionnel.

Un ministre d'Etat belge qualifie de "scandaleuse'' la manipulation médiatique des événements de Laâyoune


Bruxelles,10/12/10 - Le ministre d'Etat belge, M. Philippe Moureaux, a qualifié de "très grave et scandaleuse'' l'information diffusée par des médias espagnols faisant passer des personnes encore vivantes pour des morts dans les événements de Laâyoune.

S'exprimant lors d'une rencontre tenue, mercredi à Bruxelles, avec les avocats des victimes de la manipulation de médias ibériques, le ministre belge a souligné que les informations diffusées par la chaine de télévision "Antena 3'' et l'agence "Europa Press'' se présentent comme "une manipulation regrettable''.

"Qu'on lie également un crime qui relève du droit commun aux événements de Laâyoune est totalement inadmissible'', a déploré M. Moureaux, qui est également vice-président du Parti socialiste et sénateur fédéral belge.

Se disant "choqué et interpellé'' par l'instrumentalisation par des médias européens des événements tragiques de Laâyoune, ce fin connaisseur du dossier du Sahara marocain a regretté la résolution "injuste et partiale'' votée par le Parlement européen sur la base de fausses informations ayant suscité "émotions et émoi'' de l'opinion publique espagnole et européenne.

Selon cet historien émérite, "l'information et les images fallacieuses exploitées par ces médias expliquent le vote précipité et injustifié d'un texte contre le Maroc, sans avoir entendu les différentes parties de ce conflit régional artificiel autour du Sahara''.

Egalement maire de la Commune de Molenbeek-Saint Jean, M. Moureaux a, en outre, salué le développement enregistré dans les provinces du Sud du Royaume, notamment dans la ville de Laâyoune qu'il a visitée à plusieurs reprises.

A ce sujet, il s'est dit impressionné par l'essor remarquable que connait particulièrement la ville de Laâyoune tant sur le plan économique et social qu'urbanistique.

De leur cô té, les avocats et les membres de la famille des victimes du crime de Casablanca, dont la photo a été exploitée par "Antena 3", ainsi que Mme El Ghalia Bouasria et M. Abdessalam El Ansari, donnés pour morts par l'agence "Europa Press", avaient donné toutes les précisions sur l'instrumentalisation de leur cas par les deux médias ibériques.

Cette rencontre s'est déroulée en présence de plusieurs représentants du monde politique et associatif, notamment l'Association belge des Femmes prévoyantes socialistes.

jeudi 9 décembre 2010

Evénements de Laâyoune: Un congressman US dénonce des tentatives de désinformation "cyniques" et "préméditées"


Washington- Le congressman républicain, Lincoln Diaz-Balart a dénoncé, dans un discours mardi devant la Chambre des représentants du Congrès US, les tentatives de "désinformation cyniques et préméditées" dont ont fait l'objet les événements qu'a connus récemment la ville de Laâyoune.
Face à cette couverture "souvent biaisée", Diaz-Balart a opposé les faits historiques en appelant "à ne pas oublier que lorsque le Sahara était sous occupation espagnole, le Maroc était le seul à revendiquer ce territoire comme étant le sien".

"En effet, le Royaume du Maroc n'a eu de cesse de revendiquer ce territoire et de demander la fin de l'occupation espagnole", a tenu à rappeler le congressman US, notant que "le soi-disant polisario n'a vu le jour que lorsque des progrès tangibles ont été réalisés par le Maroc, sous le leadership du Roi Hassan II, sur le chemin de la récupération du Sahara, dans les années 70".

Le polisario, "qui était financé alors et l'est toujours par l'Algérie, est soutenu par la régime communiste du Cuba", a-t-il souligné, mettant en garde dans ce sens "qu'un micro-état, faux et illusoire qui plus est, en Afrique du nord serait mené par une caste castriste et répressive".

"Il convient de toujours avoir à l'esprit que ce micro-état servirait de point focal pour l'instabilité régionale, ainsi que de terreau pour exporter le terrorisme", a prévenu le congressman américain. Et de relever que "la réalité de la souveraineté marocaine sur le Sahara jouit du soutien du peuple marocain dans son ensemble, y compris au Sahara elle même".

Diaz-Balart fait observer, en outre, que SM le Roi Mohammed VI "a fait montre d'un grand courage et de patience dans le traitement de cette question cruciale, qui est étroitement liée à la sécurité de la région dans son semble", rappelant dans ce contexte que la proposition marocaine vise à garantir une "réelle" autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, en tant que solution "réaliste et définitive" à ce problème.

Parallèlement, il a déploré que "l'Algérie et le soi-disant polisario continuent de s'accrocher à l'idée de création d'un micro-état illusoire".

Le congressman US a encore rappelé que "des majorités au Congrès, comprenant des Républicains et des Démocrates, s'étaient clairement prononcées en faveur de l'initiative marocaine dans des lettres adressées au Président Bush et par la suite au Président Obama".

"Ces deux administrations, avec le fort leadership des secrétaires d'Etat Rice et Clinton, avaient embrassé la position exprimée par une grande majorité au Congrès américain", a poursuivi Diaz-Balart.

Pour lui, "l'avenir de la lutte que mène l'Amérique contre le terrorisme international et la stabilité de l'Afrique du nord requièrent que le gouvernement et le Congrès des Etats Unis continuent de soutenir de manière ferme et claire le Royaume du Maroc, un pays ami et allié".

Une experte US qualifie de "poudrière" la situation dans les camps de Tindouf

Washington- La situation sécuritaire et sociale dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie, est assimilable à une "poudrière", a estimé Mme Janet McElligott, experte américaine dans les négociations internationales et la résolution des conflits, qui a appelé à remédier de toute urgence à cette situation propice à la prolifération des activités d'Al-Qaeda dans la région.
Dans un entretien à la chaine de télévision "elmuhajer.com", basée à Washington, Mme McElligott a souligné que la région de Tindouf constitue une zone de non droit convoitée par les militants d'Al-Qaida, affirmant que ces derniers n'hésiteront pas à investir cette zone afin d'en faire une base arrière pour leurs opérations dans la région et projeter des attaques vers l'Europe.

"Il est extrêmement dangereux de laisser cette situation empirer davantage", a martelé l'experte américaine, appelant à agir rapidement afin de remédier à cette situation qu'elle a comparé à celle prévalant dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, bastion réputé des militants d'Al-Qaida.

Mme McElligott a dans ce sens souligné que l'application du plan marocain d'autonomie serait la solution idoine au conflit du Sahara, affirmant que ce plan "permettra d'instaurer un système qui n'a rien à envier au système fédéral américain" en terme de démocratie et de représentativité locale.