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mercredi 23 juin 2010

Le calvaire des enfants de Tindouf


Les enfants de Tindouf souffrent doublement. Ils continuent de subir les pires exactions de la part du système du polisario. Lequel a érigé la violation de l’enfance comme méthode de gouvernance. La violation dont il s’agit n’est pas métaphorique, elle se traduit aussi par des violations sexuelles. Entre autres. Le pire c’est que ces enfants sont les grands oubliés des organismes internationaux des droits de l’Homme. D’où leur deuxième souffrance. Désarmés et livrés à leurs bourreaux, leur vie est piétinée. Cependant, à chaque fois que des voix s’élèvent pour rappeler cette cause oubliée, les propagandistes polisariens font croire qu’il s’agit d’«inventions marocaines». La vérité est tout autre. Les preuves, si besoin est, ont été apportées dernièrement à Assa par des militants associatifs qui se préoccupent du sort des enfants de Tindouf. Leur but est de rappeler les responsables concernés par la préservation des droits de l’enfant à leurs devoirs. D’autres preuves sont apportées, à travers ce dossier, concernant ces enfants sans enfance. Ils continuent d’être torturés, exilés de force, violés sauvagement, honteusement exploités …

Tindouf Touche pas à mes enfants !

N. m.
Ils sont plus de 6.000 enfants à être déportés des camps de Tindouf vers Cuba ces dernières années. Sous couvert d’éducation, ils sont kidnappés à partir de cinq, huit ou dix ans. Leurs parents n’y peuvent rien, incapables de réagir de peur pour leur propre sécurité et celle de leurs enfants. A partir de Tindouf, ils passent par Alger et Madrid, avant d’arriver à des camps d’entraînement et d’endoctrinement à Cuba. Lieu d’exil forcé durant de longues années. Un passage obligé servant à un lavage de cerveau en règle. Ce qui se traduit chez les enfants ciblés par une totale ignorance de leurs traditions ou coutumes. Privés de leur enfance, ces milliers d’enfants sahraouis enlevés en bas âge subissent divers sévices loin de l’amour des parents et de leur pays d’origine. Entre violations de droits de l’homme et exploitation de l’enfance, les dirigeants du Polisario détruisent tous les rapports des Sahraouis avec le Maroc, brisent leur identité et vont même jusqu’à leur faire perdre la connaissance et donc l’usage de la langue arabe. En déportant les enfants loin de leurs familles, le Polisario tient les parents en laisse, sans que ces derniers, impuissants, ne puissent se défendre. Les milliers d’enfants arrachés des camps de Tindouf ne passent pas moins d’une décennie d’exil à Cuba, abandonnés et sans aucune nouvelle de leurs proches. En compagnie de plusieurs autres petits Sahraouis partageant le même drame, les enfants kidnappés sont honteusement exploités dans les camps de Cuba où violation, esclavage et pratiques inhumaines font partie du quotidien. Malgré les appels incessants des organisations internationales pour mettre fin à la déportation collective des enfants, les dirigeants de l’Algérie et du Polisario font la sourde oreille. Ils savent qu’ils commettent en l’occurrence un crime contre des enfants innocents. Ils perpètrent ainsi un immonde crime contre l’humanité dont un jour ou l’autre le Tribunal pénal international doit s’occuper.

Système polisarien Des enfants réduits à l’état d’esclaves

N. m.
Arrachés de force à leurs familles, les enfants des camps de Tindouf sont souvent envoyés dans des centres d’endoctrinement idéologique et des camps d’entraînement paramilitaire à Cuba ou dans d’autres régions en Algérie. Entre tortures, condamnations injustes et frustrations, ces enfants en bas âge, inconscients de l’exploitation qu’ils subissent à des fins matérielles et politiques, suivent des formations et stages en compagnie d’instructeurs originaires d’Algérie ou de Cuba. Ces instructeurs ne font pas les choses à moitié. A la privation de l’amour maternel s’ajoutent le gavage idéologique et l’embrigadement. L’enfance chez les chérubins ciblés est réduite à néant, écrasée par le poids de la responsabilité qu’on les contraint à assumer. La seule leçon qu’ils ont à apprendre se résume en cette phrase : haïr à mort les Marocains pour lesquels les propagandistes ont un seul mot d’ordre, celui de les diaboliser. La «leçon» ne s’arrête pas là. «Il est strictement interdit de laisser transparaître ses émotions comme tout enfant. Les punitions sont rudes dans ce cas-là. Et au fil des années, les petits Sahraouis finissent par comprendre cette politique de la haine», explique Ahmed Boumahroud, président de l’Organisation marocaine des Sahraouis unionistes. Celle-ci a organisé récemment une conférence à Assa Zag au sujet des violations de droits de l’homme dans les camps de Tindouf avec la participation de nombreux intervenants concernés par la question, comme Anouar Abdelamalek, réfugié politique algérien en France, Mouloud Chwiier, président de l’association la Vérité des victimes des arrestations et prisons du Polisario ou encore Najia Adib, présidente de l’association «Touche pas à mes enfants». Plusieurs ex-détenus à Cuba étaient présents et ont enrichi la conférence de leurs témoignages accablants. Objectifs des tortures perpétrées contre les jeunes enfants : bouleverser leur foi, les arracher de leurs origines et les transformer en ennemis jurés du Maroc et des Marocains. L’enseignement varie entre idéologie marxiste-léniniste, maniement des armes dans le cadre de l’instruction militaire, éducation politique et apprentissage de la langue espagnole. Ces enfants sont même exploités dans les plantations de sucre, fabriques de cigares et cueillette de fruits et légumes, faisant fi de la Convention relative aux droits de l’enfant en référence au droit humanitaire international. «Les dirigeants du Polisario ont souvent arraché des nouveau-nés de leurs berceaux pour les déporter vers Cuba», confie A. Boumahroud. Il explique qu’une fois à Cuba, les enfants enlevés sont vendus comme esclaves pour travailler gratuitement dans les champs, les usines ou dans les maisons comme domestiques. Mauvais traitements, punitions et exploitations, ces enfants travaillent même dans le trafic de drogue et sont souvent livrés à la prostitution.

Prostitution, pédophilie et autres
Suite à divers déplacements, à Cuba entre autres, Marie-Françoise Mirot, présidente du groupe «Petite fille» à l’UNESCO a rédigé un rapport sur la situation des enfants sahraouis déportés des camps de Tindouf. Le document décrit l’état des lieux, les conditions de vie des enfants enlevés et les différentes violations de leurs droits. Le rapport est accablant. Ce document fait état de prostitution qui bat son plein dans les rangs de ces enfants, de pédophilie qui fait partie de leur quotidien et d’esclavage qui est, à leur grand dam, monnaie courante. «La plupart des enfants sahraouis sont violés dans les champs de Cuba», dénonce Najia Adib. Cette militante contre les abus sexuels dont sont victimes les enfants est intervenue dans la dernière conférence à Assa Zag au sujet de la violation des droits de l’homme dans les camps de Tindouf. Elle explique que l’avortement clandestin est courant dans les camps et concerne de jeunes filles mineures exploitées dans la prostitution. Le rapport a même cité des exemples de jeunes enfants victimes de pédophilie et de prostitution. Le rapport de Marie-Françoise Mirot confirme les abus sexuels dont sont systématiquement victimes les fillettes : «deux jolies petites filles de 10 ans avaient subi l’école n°3, c’est-à-dire qu’elles sont enfermées seules, sans nourriture pendant plusieurs jours dans une pièce, alors qu’un gentil monsieur vient leur apporter à manger et passe la nuit avec elles ; le lendemain un autre homme et ainsi de suite pendant trois mois». Le récit continue concernant l’une des deux enfants : «deux accompagnatrices, l’une sahraouie, l’autre cubaine, l’ont emmenée dans des hôtels et des boîtes de nuit à Santa Clara et à la Havane où, enivrée et droguée pour la rendre plus docile, elle a été obligée de danser nue sur les tables devant des touristes espagnols, allemands, canadiens et américains, car certaines agences touristiques proposent dans le «package» de leur séjour à Cuba la possibilité de la mise à disposition de 3 enfants par jour». Le rapport de la présidente du groupe de l’Unesco crève l’abcès : touchés par des maladies sexuellement transmissibles, plusieurs filles et garçons sont décédés sans que leurs parents, désespérés dans les camps de Tindouf, n’aient aucune nouvelle les concernant.

Retour aux sources
A partir de 20 ans, certains enfants déportés de Tindouf vers Cuba reviennent, là encore de force, aux camps. Si la majorité a un souvenir vague des camps de la honte et de leurs familles, les séquelles de la longue séparation sont douloureuses. Conséquences de l’endoctrinement perpétré des années durant, les enfants désormais adultes perdent pratiquement l’usage de la langue arabe, oublient traditions et habitudes. Ils sont désorientés. «Même après le retour aux camps de Tindouf, le calvaire ne prend pas fin : les diplômes des revenants de Cuba sont confisqués, ce qui bloque toute tentative d’entrevoir un quelconque brin d’espoir en un avenir meilleur. «L’espoir d’avoir un travail décent est à laisser de côté», explique A. Boumahroud. Psychologiquement, ces enfants restent fragiles malgré le retour chez les familles. «Imaginez l’état psychologique d’un enfant enlevé à l’âge de cinq ans. Il a vu sa mère pleurer, son père incapable de le défendre, des mercenaires le kidnapper de force. Privé de l’amour maternel, il passe des années dans un autre pays où il est souvent exploité, torturé, frustré, complexé et égaré. C’est inhumain», analyse un psychologue. Dans la majorité des cas, le rapatriement vers les camps de Tindouf se fait lorsque les dirigeants du Polisario sont certains que l’endoctrinement a été efficace. Pourtant, tous les anciens séquestrés des camps de Cuba ont su résister à l’image mensongère qui leur est faite du Maroc, et que les mercenaires tentaient de leur inculquer. A la moindre occasion, ils fuient vers leur vrai pays. Preuve en est les retours de plus en plus massifs de ces enfants d’hier devenus adultes aujourd’hui.
«Je lance un appel à la communauté internationale afin d’intervenir et sauver nos enfants des griffes du Polisario. Ces enfants kidnappés souffrent et obligent en même temps les parents à subir la pression en silence. Des milliers d’enfants vivent à Cuba sous couvert de l’enseignement tandis que la vérité est autre. Comment peuvent-ils utiliser les enfants dans des conflits politiques et braver la Convention relative aux droits de l’enfant sans que cela ne soit puni ? C’est honteux !» s’indigne N. Adib. En attendant que son appel soit enfin entendu, les enfants des camps de Tindouf sont toujours kidnappés devant le regard impuissant des parents, des organisations humanitaires et de toute la communauté internationale.



Témoignage

Saâdani Malainine,
membre du CORCAS et ex-déportée à Cuba

N. m.
Ses larmes racontent ses douleurs. Dans un arabe clairsemé de mots espagnols, Saâdani Malainine revisite son enfance qu’elle dit volée. Son passé pesant resurgit à chaque fois qu’elle aperçoit un père en compagnie de son enfant. Les scènes de torture qu’elle a subies ne quittent jamais son esprit. Son histoire est celle de milliers d’enfants qui, à l’aube de leur existence, ont été violemment arrachés à leurs familles sans une once de pitié. Née à Dakhla, cette sociologue de 35 ans, l’aînée de sa famille, a vu une autre souffrance alourdir sa peine. «Mon père, qui a participé à la révolution contre le colonisateur espagnol, est emprisonné en compagnie de plusieurs autres combattants par les dirigeants du Polisario, torturé, humilié et abaissé», raconte d’une voix triste S. Malainine, elle qui a connu les affres de la déportation à Cuba. En 1982, alors qu’elle n’avait que cinq ans et qu’elle dormait comme un ange dans les bras de sa maman, une voiture se pointe devant leur porte. «Nos ravisseurs étaient agressifs et indifférents à nos larmes», se rappelle-t-elle émue. Quelques heures après, nous étions devant des centaines de personnes, qui semblaient nous attendre. Un grand homme me tire alors par les cheveux et m’installe au milieu de tous ces inconnus. Il commence à crier que nous étions, ma mère et moi, la famille du traître», poursuit-elle. Et d’ajouter : «On nous insulte, nous humilie, nous torture. Nous pleurions à chaudes larmes, ma mère et moi, en vain. Soudain, un homme chétif, le corps tout marqué par les coups, apparaît devant la foule. C’était mon père !». Un autre cauchemar commence. Cheikh Malainine est supplicié devant sa petite famille, selon le récit de sa fille. Elle qui dit avoir vu son père recevant un coup qui l’a privé à jamais de ses dents… «On voulait l’accuser à tort. Nous étions considérés comme des traîtres, sans preuve», s’indigne la jeune femme. Depuis, la petite famille passe par plusieurs autres lieux dans les camps pour être à chaque fois humiliée par une foule surexcitée. «Mon institutrice a même envoyé quelques filles de ma classe pour me couper les cheveux tandis que je dormais», se rappelle Saâdani Malainine.
En 1982, quelques dirigeants du Polisario débarquent à l’école et choisissent les enfants qui auront «la chance» d’aller à Cuba. Ceux qui étaient choisis ne pouvaient que subir leur sort sans brancher. Et, comme par hasard, le choix tombe sur Saâdani. «Nous avons été bien accueillis à Cuba. Après toute la souffrance que j’ai vécue, j’étais contente de voir la lumière pour la première fois. Mais j’étais tellement triste de quitter ma mère. Je sentais que le passé était derrière moi», raconte la sociologue. Cuba met «L’Ile de la jeunesse» à la disposition des Sahraouis où plusieurs écoles et logements sont installés. Tous les instituteurs étaient Cubains. Mais la petite fille va vite déchanter. Les hôtes cubains font travailler les enfants dans la cueillette de fruits et dans les chantiers de canne à sucre. «On mangeait des bananes et la soupe au riz», se rappelle l’ex-déportée. Les moins brillants sont relégués à l’apprentissage du système militaire dès la 3e année de collège. Les plus assidus suivent des études supérieures en techniques ou continuent leurs études dans les universités de Cuba. «Les étudiants qui décrochent leur bac voient leurs diplômes confisqués. Les dirigeants du Polisario craignent qu’il fuient à la première occasion», raconte la jeune femme. En 1995, Saâdani organise une grande manifestation pour dénoncer la confiscation des diplômes. Ce faisant, son seul espoir était de pouvoir revoir ses parents. «Tous les Cubains rejoignaient leurs familles le week-end. Seuls les Sahraouis restaient seuls», raconte-t-elle.
En 1999, Saâdani Malainine décroche la meilleure moyenne dans une université cubaine et reçoit le diplôme d’or. Fidel Castro, président de Cuba, décide de lui donner la chance de faire son master. Un jour, elle reçoit la visite d’une Cubaine résidant en Espagne : c’est une amie de son oncle ! Quatre jours après, elle parle au téléphone pour la première fois, après 15 ans de séparation, à sa mère. En 2002, la jeune étudiante décroche son master. Son choc est sans limites lorsqu’elle apprend la mort de son père, suite aux nombreuses tortures qu’il a subies en prison. Sa situation va s’améliorer : «Je ne pourrai décrire ma sensation en retrouvant ma mère après des années de séparation. Je vois pour la première fois mon frère devenu un homme. J’ai même une sœur plus jeune que moi».
Depuis son retour au Maroc, Saâdani n’échappe pas à ses souvenirs douloureux. Son père, son enfance et sa vie brisée lui manquent… «Je vis dans le doute. Malgré la fin du cauchemar, mon seul espoir est de m’excuser auprès de mon père pour tout ce qu’il a dû subir», conclut- elle.



Moi, Sultana, enfant esclave affranchie

Mouna Izddine
Soltana Bent Bilal est une adolescente comme les autres. Avec les rêves, les joies et les peines de son âge. Elle a son cercle d’amis inséparables, ses matières scolaires favorites, ses séries télé fétiches à l’eau de rose et ses idoles hollywoodiennes. Une ado comme les autres ? Pas vraiment. Derrière son sourire cristallin d’enfant insouciante, se devine une mélancolie lointaine et, lorsque la jeune fille soulève ses vêtements aux couleurs joyeuses, sa peau noire d’ébène met à nu les stigmates d’un douloureux passé... d’enfant-esclave.
Soltana est une miraculée. Sauvée des griffes cruelles de ses maîtres à Tindouf par un hasardeux concours de circonstances. Son histoire a provoqué un tollé d’indignation en Espagne, devenu depuis son pays d’accueil, et continue à émouvoir le monde entier. Preuve en est le prix du Meilleur film documentaire reçu en mars dernier, lors du festival panafricain du film et des arts de Los Angeles, par «Stolen» (l’apartheid du désert), le reportage réalisé en mai 2007 par les journalistes australiens Violeta Ayala et Dan Fallshaw autour de l’esclavagisme subi par les Noirs dans les camps de Tindouf, et dans lequel figurait notamment Soltana. Arrachée à sa mère, Knana Saleck, à Zouérate, en Mauritanie, Soltana, alors encore enfant, est léguée comme esclave à une famille de notables blancs dans les camps du sud-est algérien, les Bardi. Haute comme trois pommes, menue comme un moineau, de ses mains de fillette, la petite Mauritanienne accomplit toutes les corvées domestiques (ménage, cuisine, lessive, alimentation des animaux domestiques, etc), trimant du matin au soir et répondant aux moindres caprices de ses maîtres, grands et petits. Privée d’école et de ses droits les plus élémentaires, exploitée, battue, affamée, insultée, humiliée, Soltana, à la veille de son départ à l’été 2002 pour une colonie de vacances à Murcie, prie Dieu pour la délivrer de ses bourreaux.
Son souhait est exaucé par le destin. Le séjour, agencé dans d’évidents buts propagandistes par le front indépendantiste et l’«Association espagnole des amis du peuple sahraoui», vire au cauchemar pour l’organisation de Mohamed Abdelaziz. Accueillie par la présidente de l’ONG précitée, Rosa Maria Sanchez, la fillette tombe gravement malade du foie quelques jours avant la fin des vacances. Rosa Maria Sanchez lui obtient la permission de demeurer en Espagne jusqu’à son rétablissement, enrageant la direction séparatiste qui veut à tout prix ramener la fillette dans les camps de Lahmada : «Je préférerais mourir ici plutôt que de retourner à Tindouf», confie Soltana à celle qui deviendra quelques mois plus tard sa mère adoptive. Bouleversée par le récit des sévices de la jeune adolescente, Rosa Maria Sanchez, celle qui était réputée pro-polisarienne, se lance alors, de toute sa poigne de militante chevronnée, dans un bras de fer sans merci avec l’organisation séparatiste. Elle portera ainsi plainte, résultats de l’enquête de l’ONG mauritanienne SOS Esclave à l’appui, contre Brahim Ghali, alors représentant de la RASD à Madrid, qui ira trouver refuge comme «ambassadeu» du Polisario à Alger suite à l’éclatement de ce scandale. Dans le sillage de cette affaire anachronique, et au lendemain de la visualisation massive de «Stolen» sur Youtube par des milliers d’internautes à travers le monde, la police des camps de l’oubli enlèvera 23 leaders noirs en avril 2008 et accentuera les pressions et les exactions contre la population noire de Tindouf. Et ce malgré les appels incessants lancés par les associations des droits de l’Homme marocaines et internationales à l’intention de l’ONU pour libérer ces esclaves des temps modernes…C’est dire si l’apartheid du désert n’est pas près de s’achever.

vendredi 18 juin 2010

La condamnation à l’échelle internationale des crimes du Polisario se poursuit à la veille d’une visite du HRW aux camps de Tindouf.


Le front séparatiste se lance dans sa propagande habituelle. En début de cette semaine, la direction du Polisario a vidé ses geôles en perspective de la prochaine visite de Human Rights Watch (HRW) à Tindouf prévue fin juin. En effet, le front séparatiste a décrété, lundi 14 juin, une «grâce» au profit des personnes détenues ou condamnées pour des raisons politiques ou pour des crimes de droit commun.

C’est ce qu’a affirmé à ALM une source proche du dossier. «Le Polisario a préparé une visite sur-mesure à l’organisation humanitaire, HRW, en vidant ses prisons pour éviter l’embarras. La démarche de la direction du Polisario consiste en la libération de plusieurs détenus, alors que le reste des détenus source de perturbation pour le front ont été transférés vers des centres de détention secrets en Algérie, pour leur empêcher d’exprimer leur calvaire devant les représentants de HRW», indique notre interlocuteur. «Depuis toujours, le Polisario sait parfaitement ce qu’il faut faire pour donner une fausse image de lui lors des visites des délégations étrangères. Actuellement, les camps sont marqués par une tension de plus en plus grandissante en raison du ralliement massif des séquestrés vers la mère patrie. La libération des détenus est de nature à calmer les esprits et apaiser la tension, pour éviter tout incident indésirable lors de la visite de HRW», explique notre interlocuteur qui a souhaité garder l’anonymat. «Pour corroborer ce qui a été dit plus haut, il faut se référer au cas de Balouh Ahmed Hamou. Après plus de sept mois d’emprisonnement dans les geôles du Polisario, ce détenu au secret par le Polisario a été condamné récemment à deux ans de prison ferme dans le cadre d’un procès expéditif», explique notre source ajoutant qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose de la visite de HRW à Tindouf. «Il ne faudra pas s’étonner si le HRW fera, au lendemain de sa probable visite à Tindouf, un rapport en faveur du Polisario car la pièce de théâtre est déjà montée. D’ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que, hormis cette propagande du Polisario, l’Algérie n’accorde l’accès aux camps de Tindouf qu’à ceux qui diront dans tous les cas que tout va bien à Tindouf. La crédibilité de HRW est remise en question», précise notre interlocuteur. Cela dit et sous un autre angle, la condamnation à l’échelle internationale des crimes du Polisario se poursuit. l’Internationale démocratique du centre (IDC) et l’Union de l’action féminine (UAF) ont dénoncé, mardi 15 juin, en plénière du Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU, les violations des dispositions de la Déclaration de Vienne dans les camps du Polisario à Tindouf. L’IDC a regretté que la torture demeure de nos jours une pratique courante à laquelle se livre la direction du Polisario contre les voix dissidentes et contre les détenus qui expriment leur volonté de rallier la mère patrie, le Maroc. Intervenant lors du débat général consacré au suivi de la Déclaration et du Programme d’action de Vienne, dans le cadre de la 14ème session du CDH, le représentant de l’IDC a indiqué que l’article 15 de la Déclaration de Vienne souligne que l’une des violations les plus atroces de la dignité humaine est l’acte de torture qui a pour conséquence d’ôter sa dignité à la victime et de porter atteinte à sa capacité de vivre et de poursuivre ses activités normalement. Il a invité le Conseil des droits de l’Homme à redoubler d’efforts pour lutter contre ces fléaux. L’Union de l’action féminine a, pour sa part, lancé un appel pour que les séquestrés des camps du Polisario cessent de présenter une exception en matière d’application de l’ensemble des dispositions de la Déclaration de Vienne.

602 ralliés depuis le 25 mars dernier

Un nouveau groupe de 48 personnes, dont une femme, a rallié récemment la mère patrie fuyant le calvaire des camps de Tindouf. Avec le retour de ce groupe, dont l’âge oscille entre 19 et 36 ans, le nombre de personnes ayant fui en groupes les camps de Tindouf depuis le 25 mars dernier s’élève à 602, dont 108 femmes et 74 enfants. Dans une déclaration à la MAP, Khalil Ould Omar (31 ans) a souligné que les conditions de vie qui prévalent dans ces camps sont intenables, mettant à nu le calvaire que vivent les personnes séquestrées dans ces camps du fait des détournements de l’aide humanitaire internationale par les dirigeants du Polisario qui les revendent dans les marchés des pays voisins. Il a lancé un appel à toutes les personnes se trouvant encore dans les camps de Tindouf à suivre son exemple et rejoindre la mère patrie afin de bénéficier de la stabilité et soutenir la proposition d’autonomie proposée par le Maroc pour mettre fin au conflit artificiel autour de la question du Sahara. Pour sa part, Didi Ennami, né en 1990 dans les camps, a déploré la vie que les personnes séquestrées dans ces camps mènent, les appelant à ne pas se laisser berner par les mensonges véhiculés par le Polisario et rentrer à leur mère patrie.

mardi 15 juin 2010

Le conflit du Sahara marocain coûterait chaque année 2 points de croissance au Maghreb selon Le Monde


Les ambitions du Maroc de développer l'intégration régionale et continentale sont "contrariées par ses relations avec le voisin algérien", en raison du conflit du Sahara qui "coûterait chaque année 2 points de croissance au Maghreb", souligne le quotidien français ''Le Monde'' dans son numéro daté de mardi.



Non seulement, le conflit qui oppose depuis des années les deux pays sur le Sahara occidental prive le Maroc d'un vaste marché, mais il nourrit aussi une compétition acharnée", écrit le journal dans un article de son envoyée spéciale au Maroc.

Et pour cause, observe M. Salaheddine Mezouar, ministre de l'économie et des finances, cité par le quotidien, "l'Algérie a besoin d'un ennemi (...) et plus le temps avance, plus elle se replie sur elle-même".

Le journal évoque, à ce propos, l'exemple du groupe marocain Attijariwafa Bank qui attend, depuis plus de trois ans, un agrément pour ouvrir une succursale en Algérie.

"Nous réactualisons la demande chaque année, mais on ne nous dit toujours ni oui ni non", déclare au quotidien Mohamed El Kettani, Président Directeur général du groupe bancaire marocain, qui dispose déjà d'une dizaine de succursales en Afrique subsaharienne.

Outre Attijariwafa d'autres banques marocaines multiplient les implantations dans le continent et nombre d'entreprises marocaines s'y développent. C'est le cas de Royal Air Maroc qui a ouvert de nouvelles destinations en Afrique, une région du monde qui représente désormais 41 pc de son trafic, ou des entreprises de BTP qui se sont installées au Sénégal, en Mauritanie et en Guinée, indique le journal.

"L'Afrique ne représente que 1,7 pc des échanges du Maroc, mais le pays s'est fixé pour objectif de doubler ce chiffre à moyen terme", note-il, soulignant que "face à une Europe en crise, le Maroc, qui a toujours privilégié sa relation avec le nord, lorgne de plus en plus vers le sud et ses promesses de croissance".

"La France doit changer son approche (...) L'Afrique est de plus en plus convoitée, les enjeux sont sérieux, il faut se battre", a souligné récemment M. Mezouar devant des journalistes français.

"L'Europe est notre partenaire stratégique et le restera, mais nous voulons être des acteurs actifs face à une mutation qui est en train de se faire", a ajouté M. Mezouar, cité par le quotidien, évoquant la concurrence chinoise dans le continent.

"Dans l'impossibilité de s'opposer au dynamisme chinois, dépourvu de ressources énergétiques qui le rendrait incontournable, le Maroc s'est créé un emploi sur mesure, celui d'intermédiaire pour investisseurs étrangers", estime le journal, en référence à la coopération triangulaire prônée par le Maroc.

lundi 14 juin 2010

Création à Dakar d'un réseau de soutien à la proposition d'autonomie au Sahara


Des juristes, des universitaires et des acteurs associatifs sénégalais ont annoncé, samedi soir à Dakar, la création d'un réseau de soutien à la proposition marocaine d'autonomie élargie au Sahara.

Les initiateurs du projet entendent apporter un soutien, tant au niveau du Sénégal que des pays de l'Afrique de l'Ouest, à la proposition marocaine d'autonomie au Sahara, qui a été accueillie favorablement par la communauté internationale comme solution courageuse et crédible à la question du Sahara.

Dans une déclaration à la MAP, le coordonnateur du réseau, Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, explique que "cette initiative découle de la volonté d'un groupe de personnalités éprises des valeurs démocratiques et d'une profonde conviction érigée en principe fondamental quant à la question de l'intégrité et de la souveraineté des Nations africaines".

"Cette initiative, autour de laquelle se mobilise une pléiade d'intellectuels, de juristes, d'universitaires et d'acteurs associatifs, est motivée également par les profonds liens séculaires d'amitié et de fraternité entre le Maroc et le Sénégal", a-t-il souligné.

"En tant que sénégalais, l'on ne peut rester indifférents à ce qui se passe au Maroc. Cette action de solidarité et de soutien émane d'une volonté sincère compte tenu que le Sénégal est aussi confronté au problème de la Casamance avec des velléités de porter atteinte à sa souveraineté et son intégrité territoriale", a-t-il dit.

"Avec conviction, nous transposons au Maroc, qui est un pays frère et ami, notre engagement pour la souveraineté et l'intégrité territoriale", a-t-il affirmé.

"Nous sommes pour la proposition marocaine d'autonomie qui est susceptible de débloquer la question du Sahara à travers une solution appropriée qui préserve les droits inaliénables du Royaume quant à sa souveraineté et son intégrité territoriale", a-t-il précisé.

"Notre action ne déroge guère à notre conviction quant à la marocanité du Sahara qui fait partie intégrante du Royaume. C'est une réalité incontestable corroborée par l'histoire et ses faits avérés", a dit Me Ndiaye.

Et de poursuivre que l'action du réseau pour promouvoir la proposition marocaine d'autonomie au Sahara ne se limitera pas seulement au Sénégal, mais s'étendra à plusieurs pays africains de la région de l'Afrique de l'Ouest.

"Il s'agit d'expliquer et de faire adhérer à cette initiative marocaine courageuse, qui est à même de mettre un terme à un conflit fictif, qui n'a que trop duré", a-t-il assuré.

"L'une de nos premières actions dans le cadre de ce réseau est d'effectuer une visite au Sahara marocain pour aller à la rencontre des populations sahraouies afin de leur exprimer notre soutien à leur ferme volonté de rester marocains. Une volonté qui doit prévaloir et mérite tout le soutien de la société civile sénégalaise", a dit Me Ndiaye.

mardi 8 juin 2010

Tindouf : la fuite continue des sahraouis impose un recensement dans les camps



Le Maroc a de nouveau demandé au HCR d’insister pour que l’Algérie autorise le recensement des sahraouis établis dans les camps de Tindouf, une demande qui prend tout son sens au moment où les sahraouis, par groupes entiers, continuent de fuir ces camps et de rejoindre le Maroc.
L’appel a été lancé par le ministre marocain des affaires étrangères, alors qu’un autre groupe de 49 sahraouis était arrivé dans le sud marocain, où il a rejoint des centaines d’autres compatriotes qui ont rallié le Maroc ces derniers mois. Selon le ministre, un recensement conduit par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés permettrait également à ces populations de s’exprimer librement sur leur droit de rester ou de regagner leur pays.

En ouvrant ces camps, le HCR permettra de faire la lumière sur ce qui s’y passe réellement, et de contribuer à mettre fin aux abus et aux violations des droits humains qui y sont commis.
Mais les autorités algériennes restent sourdes à tout appel dans ce sens, ce qui désespère les sahraouis de Tindouf, dont la fuite des camps, pour ceux qui en ont les moyens et la capacité, reste l’unique recours. Par ce geste, ces évadés du désert se révoltent en fait contre les conditions difficiles dans lesquelles sont retenus de force des milliers de sahraouis dans des campements précaires, en plein désert algérien. Ils entendent aussi dénoncer les dirigeants du Polisario qui exploitent les souffrances des populations des camps non pas dans l’intérêt des sahraouis, mais pour servir les desseins hégémoniques de l’Algérie dans la région.
Les sahraouis qui ont rejoint le Maroc, et dont le nombre ne cesse de grossir les rangs des ralliés, ont été en fait encouragés et convaincus par la proposition marocaine d’autonomie au Sahara, laquelle a été unanimement saluée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Désormais, la communauté internationale a consacré la voie politique pour parvenir à une solution, réaliste et durable, à un problème régional qui n’a que trop duré, et dont les victimes premières sont les sahraouis retenus à Tindouf à des fins de chantage politique.

Ni les sbires du polisario ni les gendarmes Algériens ne peuvent empêcher les fuites des camps de Tindouf


Malgré leur étau autour des camps de tindouf, les vigiles du polisario et les gendarmes Algériens ne peuvent stopper l'hémorragie des fuites des saharaouis vers la mère patrie.

C'est ainsi que seize personnes ont regagné récemment la mère patrie après des années de privation dans les camps de Tindouf.

Les membres de ce groupe, dont quatre femmes et huit enfants, ont réussi à fuir l'enfer des camps de Tindouf pour rejoindre les leurs dans la ville de Laâyoune.


Avec le retour des membres de ce groupe, dont les adultes sont âgés de 22 à 36 ans, le nombre des personnes arrivées à Laâyoune après avoir fui les camps de Tindouf depuis le 25 mars dernier a atteint 503, dont 88 femmes et 60 enfants.

L'un des membres du groupe, El-Hafed Mohamed Ould El-Kacem (36 ans), a exprimé sa joie de se retrouver dans son pays, le Maroc.

Qualifiant de "préhistoriques" les conditions prévalant dans les camps de Tindouf, il a appelé les populations qui y sont équestrées à profiter de toute occasion leur permettant de répondre à l'appel royal : "la Patrie est clémente et miséricordieuse".

De son Côté, Mahjoubi Taqiou (22 ans), a souligné qu'il a regagné la mère patrie pour se soustraire au calvaire et aux conditions de vie difficiles qu'il a dû subir dans ces camps, se félicitant de l'accueil chaleur réservé aux membres du groupe à leur retour dans leur pays.

La révolution de Mohammed VI, ou comment un jeune Roi a réussi avec un "style propre"à changer la face du Maroc (supplément d'El Pais)


SM le Roi Mohammed VI a réussi, depuis Son intronisation, à changer la face du Maroc dans tous les domaines, faisant évoluer, avec "un style propre", le pays vers un modèle de société moderne et ouverte, adaptée aux valeurs du XXIème siècle, mais qui ne renie pas pour autant ses traditions ancestrales, lit-on dans un supplément consacré au Maroc "Un pays en mouvement", paru dans l'édition de lundi du quotidien espagnol "El Pais".

En un peu plus de dix ans, SM le Roi Mohammed VI a changé la face de Son pays à tous les niveaux. Avec un style propre, le jeune Monarque est parvenu à réussir la quadrature du cercle : une silencieuse révolution pour amener son pays à la modernité", souligne la publication.

SM le Roi Mohammed VI fait évoluer son peuple vers "un modèle de société adaptée aux valeurs du XXIème siècle et qui n'oublie pas pour autant ses traditions", relève le supplément dans un article intitulé "La Révolution de Mohammed VI", agrémenté de témoignages de ministres, conseillers et acteurs économiques et politiques dans le pays.

Le Souverain jouit d'une popularité sans précédent et suscite l'admiration de Son peuple qui suit avec grande ferveur les évènements de la famille Royale, souligne la publication.

SM Mohammed VI, Un Roi visionnaire.

Très estimé par Son peuple, car "symbolisant le vent de changement qui souffle sur le Royaume, le Souverain marocain a sa propre vision de la gouvernance et veut conduire son pays vers la modernité", affirme la même source, citant le Conseiller de SM le Roi, M. André Azoulay qui a mis en exergue le consensus autour du Trône "qui n'a jamais été aussi fort et aussi profond".

Le supplément cite le développement économique et l'ouverture du pays à l'économie mondiale comme "première grande oeuvre" réalisée sous l'impulsion de SM le Roi, relevant que la création, en 2000, du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, s'inscrit dans le cadre de "la détermination" du Souverain à dynamiser l'économie marocaine à coup de grands projets dans tous les secteurs.

Grâce à cette "révolution économique" mise en marche par le Souverain, la consommation des ménages a pu évoluer, le marché du travail est plus dynamique et le PIB enregistre de 2004 à 2010 un taux moyen de croissance de 5,2 pc par an, indique la publication.


Par ailleurs et à la faveur de finances saines, le Maroc a pu attirer les fonds étrangers nécessaires pour la construction des infrastructures que nécessite le pays, affirme le supplément d'El Pais, notant que le Royaume s'est transformé en "un gigantesque chantier et que le rythme de construction s'est accéléré : les routes se sont multipliées, l'électrification et l'approvisionnement en eau potable a concerné les points les plus éloignés du Maroc, sans parler des aéroports et des transports publics qui se sont modernisés de façon très visible".

Parallèlement à cette dynamisation de l'économie à grands coups de projets gigantesques, ajoute le supplément, un grand intérêt est accordé aux catégories sociales vulnérables: à partir de 2005, la lutte contre la pauvreté a été institutionnalisée avec la mise en place d'une politique structurée dans le cadre de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), qui se fixe comme objectif de réduire de moitié la pauvreté à fin 2010.

Un vent de modernité souffle sur le Royaume.

Les efforts de SM le Roi Mohammed VI ne se limitent pas au seul secteur économique, souligne le supplément, estimant qu'"un vent de modernité souffle sur le Royaume à tous les niveaux" et que "les tabous tombent aussi bien dans la presse que dans la société".

Cette ouverture sociale se manifeste dans l'art, le cinéma et la musique et la créativité est en ébullition, souligne la publication espagnole.

Elle rappelle également la réforme "historique" du code de la famille sous l'impulsion du Souverain, qualifiant cette initiative de "véritable révolution".

SM le Roi Mohammed VI, rappelle également le supplément, oeuvre en Sa qualité de Commandeur des Croyants (Amir Al Mouminine) à la promotion des valeurs de l'Islam tolérant.

Algérie : que se passe-t-il au palais El Mouradia ?


Des informations émanant des services de sécurité de la présidence algérienne, ont révélé à Polisario-confidentiel que c’est le fils d’un général qui est derrière la tentative de forcer les barrières du siège de la présidence de la république, dimanche 6 juin, avant d’être arrêté par les forces de sécurité qui ont tiré des coups de feu pour stopper le véhicule.
Monté à bord d’une puissante voiture, le fils du général a percuté une barrière mécanique située à quelques mètres de l’entrée du palais El Mouradia, une zone pourtant hyper sécurisée. Aussitôt, le général dont le rejeton a été à l’origine de cet incident a été convoqué d’urgence au siège de la DRS, où il a été interrogé par le patron de la Direction des renseignements et de la sécurité en personne. Les autres services sécuritaires ont aussi pris l’affaire en main pour enquêter sur les réelles intentions du fils du général qui, détail important, a cherché à quitter les lieux après son coup de force. Encore une fois, on en est réduit à conjecturer sur ce qui se passe en Algérie face à la terrible omerta entretenue par le régime d’intelligence militaire. Les spéculations vont bon train sur cet incident, d’autant qu’elles sont alimentées par le black-out total observé par les autorités.

vendredi 4 juin 2010

Les sahraouis "cherchent à construire un avenir différent de celui que leur offre le polisario"


Les populations sahraouies "ont leurs aspirations et cherchent à construire un avenir différent de celui que leur offre le polisario", a déclaré M. Ahmeddou Ould Souilem, ex-dirigeant du polisario au quotidien "La Estrella de Panama".

"La marge de manoeuvre du polisario s'amincit", a dit M. Ould Souilem, estimant que le problème le plus pressant est le drame humanitaire dans les camps de Tindouf.

Notant que l'Algérie et le polisario refusent de procéder à un recensement transparent et démocratique pour identifier les populations dans ces camps, M. Ould Souilem a souligné que c'est pour cette raison que l'on constate la fuite massive des populations des camps vers le Maroc où un accueil chaleureux leur est réservé.

L'auteur de l'article a estimé,pour sa part, que le Maroc a pris un engagement permanent pour les sahraouis alors que "le polisario s'est converti en un mouvement pour légitimer les prétentions de l'Algérie, qui ne sont autres que la création d'un Etat fantoche devant servir ses velléités hégémoniques".

Il a rappelé que M. Ould Souilem fut le premier représentant du polisario au Panama. Sa rupture en juillet dernier avec le polisario et son retour au Maroc est une "prise de conscience que le projet du polisario a cessé d'exister", écrit le journaliste citant M. Ould Souilem.

M. Ould Souilem a souligné également que la proposition marocaine d'autonomie a enclenché une dynamique de confiance dans le cadre de l'unité territoriale, tout en créant "les conditions réelles pour que les sahraouis soient les bâtisseurs de leur avenir et les artisans de la solution à leurs problèmes".

Il a affirmé que la majorité des sahraouis appuie l'autonomie, "une solution intermédiaire qui reconnaît les droits du Maroc sur le Sahara et crée un statut avancé, en mettant fin à la privation et au déracinement".

"L'autonomie est une proposition dynamique et un concept pratique", a-t-il dit, ajoutant qu'il existe au sahara un débat vif sur cette question et que "l'autonomie va en se renforçant à mesure que ce débat avance".

Il a, par ailleurs, mis en garde contre les dangers qui guettent la région où prolifère le trafic d'armes, de drogue, les kidnappings et qui risque de devenir une pépinière pour le terrorisme d'Al Qaeda.

jeudi 3 juin 2010

La solution politique à la question du Sahara exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis (Déclaration commune)

Marrakech, 02/10/10 - La solution politique à la question du Sahara exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis, indique la déclaration commune adoptée à l'issue de la 11ème réunion de la Haute commission mixte maroco-portugaise, tenue mercredi à Marrakech.
Le Portugal considère "qu'une telle solution exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin de s'engager plus résolument dans des négociations de fond", lit-on dans le document final des travaux de cette commission co-présidée par le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, et son homologue portugais, M. José Socrates.
"La partie portugaise a réitéré à cet égard l'importance des efforts sérieux et crédibles visant à promouvoir une solution politique de cette question".
Dans ce contexte, Lisbonne "salue l'initiative marocaine, présentée le 11 avril 2007, au Secrétaire Général des Nations Unies ", ajoute la même source.
Le Maroc et le Portugal ont, à ce propos, "réaffirmé leur ferme soutien aux efforts du Conseil de Sécurité, du Secrétaire Général des Nations Unies et de son Envoyé Personnel visant une solution politique, durable et mutuellement acceptable".
Dans cet esprit, "les deux parties ont renouvelé leur ferme attachement au processus de négociations. Dans ce cadre, Elles se sont réjouies de l'adoption des nouvelles directives par le Conseil de Sécurité, et notamment la résolution 1920, du 30 avril 2010, qui, +en se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l'avant vers un règlement+, appelle les parties +à faire preuve de réalisme et d'un esprit de compromis pour aller de l'avant vers des négociations+".
Concernant la situation au Maghreb, Rabat et Lisbonne rappellent "l'importance stratégique, politique et économique de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) en tant que cadre de coopération face aux multiples enjeux auxquels sont confrontés ses cinq Etats membres" tout en soulignant leur "attachement particulier à l'intégration maghrébine et regrettent les difficultés qu'elle traverse".
Les deux parties conviennent ainsi de "la nécessité de donner une impulsion à l'intégration maghrébine à travers un dialogue responsable et constructif" sur la base des principes consacrés dans le Traité constitutif de l'UMA, signé le 17 février 1989 à Marrakech ".

Le Polisario va-t-il voler en éclats


Après des jours d’attente, une deuxième source a confirmé, à GuinGuinBalin un site d’information espagnol, que l’unité de l’organisation du Front Polisario a volé en éclats durant la réunion tenue la semaine dernière.

L’heure est à l’obtention de l’opinion du peuple dans les camps de réfugiés, et à l’extérieur, afin de célébrer le Congrès National et prendre des décisions. L’unité du Front Polisario a sauté en l’air ces derniers jours. La résolution des Nations Unies a constitué un cataclysme qui a déchaîné une certaine inquiétude au sein du Front Polisario.

Bien que les conséquences aient été vécues, il y a sept jours, entre les dunes du Sahara. Le Secrétariat Général Sahraoui s’était réuni en session ordinaire, avec, au programme, l’étude de la nouvelle résolution des Nations Unies.


Parmi les présents, les plus grands chefs politiques et militaires de la RASD: le Président, le Secrétaire d’Organisation Interne, le ministre de la Défense, le Coordonnateur des Relations avec la MINURSO, le chef du Parlement et le ministre des Affaires Étrangères.

La réunion s’est étendue sur trois jours : du 5 au 7 mai. Selon les sources de Guinguinbali, une fois que la réunion semblait terminée et que le Président Abdelaziz s’apprêtait à annoncer sa clôture, le Secrétaire d’Organisation Interne, Bachir Mustapha, prit la parole, ce qui n’a pas précisément ravi le Président Abdelaziz. Au début, on avait bien essayé de l’empêcher de prendre la parole, mais il put finalement le faire en ayant recourt au règlement intérieur de l’organisation.

Selon des sources proches de l’organisation sahraouie, Bachir Mustapha s’est montré aussi critique vis-à-vis de la situation actuelle des citoyens sahraouis que de la situation internationale, orientant son discours vers un espace plus géographique et moins diplomatique.

Mais la surprise de Mohamed Ould Abdelaziz ne s’est pas terminée là. Plus tard, Mohamed Lamine, ministre de la Défense, prit la parole, rappelant le besoin de prendre une décision quelconque. Il indiqua, dans son discours très direct, la situation « grave » du Front Polisario, et celle des citoyens vivant dans les camps de réfugiés, tout comme ceux vivant dans les «territoires occupés ».

Ceux qui, parmi les représentants, maintiennent des relations avec les Nations Unies ont montré un esprit diplomatique et essayé de minimiser les différences. Les sources insistent sur le fait que ces tentatives n’ont pas réussi, et que l’on ne se souvient pas d’avoir assisté à de pareille brèche dans le mur de l’organisation depuis des années. Un peu plus tard, fait inattendue, la voix du chef du Parlement, Taleb Omar, se joignait aux voix critiques.

Bien que certains aient essayé, finalement, de décrire la nouvelle résolution des Nations Unies comme un grand pas en avant pour le peuple sahraoui. Il a été décidé de prendre à témoin les sahraouis éparpillés dans les camps et à travers le monde, afin de connaître, de première main, leur opinion.

Tout semble indiquer qu’une fois conclus ce travail, où célérité et engagement ont été demandés, un Congrès Général du Polisario sera organisé. L’unité qui caractérisait ce groupe politique a volé en éclats, et mai 2010 pourrait rentrer dans l’histoire comme le mois où furent donnés les premiers pas vers le changement de l’organigramme et de la stratégie du Front Polisario.

BC

Sit-in de l’Organisation marocaine de la jeunesse sahraouie devan


Répondant massivement à l’appel de l’Organisation marocaine de la jeunesse sahraouie (OMJS), près d’un millier de personnes, dont plus de deux cent cinquante enfants venus des différentes villes de la région Souss-Massa-Drâa et des régions du Sud ont participé dernièrement à un sit-in devant le consulat d’Espagne à Agadir.

C’est dans l’ordre et la discipline que les participants qui brandissaient des drapeaux aux couleurs nationales, des portraits de S.M. le Roi Mohammed VI et des banderoles dénonçant les dépassements du Polisario et de la prétendue RASD dans les camps de Tindouf, ont entonné, à l’unisson, l’hymne national avant d’entamer leur sit-in devant le consulat d’Espagne.
Et à cette occasion, une délégation composée du président de l’OMJS, du conseiller juridique de cette dernière, d’un membre et d’un garçon et d’une fille sahraouis, d’un huissier de justice, a remis une lettre de protestation au consul d’Espagne à Agadir pour qu’il la transmette au gouvernement de son pays. L’Espagne assurant actuellement la présidence de l’Union européenne, afin que ce pays informe l’Union de la situation dramatique de nos frères séquestrés par le Polisario dans les camps de Tindouf.
Selon un communiqué de l’organisation, ce sit-in est une nouvelle occasion pour attirer l’attention de l’Union européenne sur le traitement inhumain subi par des centaines d’enfants issus du Sahara marocain dans les camps de Tindouf et d’informer la communauté internationale quant à l’intérêt particulier que portent tous les enfants marocains à cette situation anormale que vivent leurs frères et sœurs sahraouis dans les camps de la honte à Tindouf, sans même bénéficier de leurs droits les plus élémentaires pourtant garantis par le droit international,notamment les Conventions de Genève . A cette occasion, Brahim Boulid, président de l’OMJS, nous a déclaré : «Aujourd’hui, toutes les composantes de la société civile ont répondu à l’appel de l’Organisation marocaine de la jeunesse sahraouie et ont participé massivement à ce sit-in. » Et d’ajouter : « Nous avons remis une lettre au consulat d’Espagne à Agadir. Le consul nous a assuré qu’il la transmettrait aux services concernés et nous a remis une copie visée par le consulat». «Nous demandons à l‘Espagne de mettre un terme au soutien inconditionnel aux mercenaires du Polisario sur son territoire et nous voulons également faire parvenir un message à la communauté internationale et à l’Union européenne pour leur dire : assez de ce silence face aux exactions perpétrées dans les camps de l’injustice et de la honte de Tindouf», a conclu le président de l’OMJS.

jeudi 27 mai 2010

Le pouvoir algérien se soustrait lâchement à ses responsabilités


L’OMDH affirme n’avoir reçu aucune réponse de la part des autorités algériennes au sujet de sa demande de visiter les geôles du front séparatiste.


Un mois après la demande formulée par l’OMDH sollicitant l’autorisation de visiter les geôles du Polisario à Tindouf, cette ONG n’a pas encore reçu de réponse de la part du pouvoir algérien. C’est ce qu’a affirmé à ALM, mardi 25 mai, Amina Bouayach, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH). Cette association de défense des droits de l’Homme avait adressé, mercredi 28 avril dernier, une lettre à l’ambassade d’Alger à Rabat demandant l’autorisation de se rendre aux camps de Tindouf pour visiter Balouh Ahmed Hamou, Ahmed Salem Chibani Hamou et Mohamed Salek Ouled Gueya, détenus au secret par le Polisario depuis plus de six mois. «L’OMDH devait rendre publique mardi 25 mai dans l’après-midi une lettre ouverte dans laquelle nous affirmons que nous n’avons pas encore reçu de réponse à notre demande formulée le mois dernier. Nous souhaitons porter à la connaissance de l’opinion publique que nous réitérons notre demande à travers cette lettre. En effet, nous n’allons pas baisser les bras. Nous continuerons à nouer des contacts avec les autorités algériennes dans ce sens», précise Mme Bouayach, dans une déclaration à ALM. Le pouvoir algérien se soustrait, ainsi, lâchement à ses responsabilités. «Etant conscients du fait que la protection des droits de l’Homme est étroitement liée au droit international humanitaire et en tant qu’association qui milite pour la défense des droits de l’Homme, nous souhaitons juste nous enquérir de l’état de santé d’une personne en danger», poursuit-elle. «Si nous avons interpellé les autorités algériennes pour nous accorder l’autorisation de visiter les camps c’est pour deux raisons principales. Premièrement, c’est parce que ces camps se trouvent sur le territoire algérien et deuxièmement parce que l’Etat algérien est lié par les dispositions de la quatrième convention de Genève», souligne la présidente de l’OMDH en commentant le refus d’Alger de donner suite à ce jour à la demande de l’ONG. Par ailleurs, l’OMDH est soutenue dans cette affaire par Human Rights Watch. «Nous avons reçu récemment une lettre de la part de l’Organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch exprimant son soutien à notre demande de visiter les camps de Tindouf. Cette organisation nous a affirmé qu’elle attend elle aussi l’autorisation pour visiter les camps», précise Mme Bouayach. Les trois détenus en question ont été enlevés, au mois de décembre 2009, par les milices du Polisario dans les camps de Tindouf pour avoir osé exprimer publiquement leur opposition aux plans des dirigeants du Polisario et au détournement des aides humanitaires. L’OMDH affirme avoir reçu une plainte de la part de la famille de Balouh Ahmed Hamou sollicitant son intervention. Citant la famille du détenu Balouh Ahmed Hamou, l’OMDH avait noté, dans un communiqué publié le 27 avril dernier, que Ahmed Hamou observait une grève de la faim. Depuis, aucune information n’a filtré à propos de l’état de santé du détenu en question. Ahmed Hamou faisait l’objet, selon la même source, de torture et d’un traitement inhumain dans les geôles du front séparatiste et qu’il risque sa vie étant donné qu’il devait être traduit devant un tribunal militaire sur l’ordre d’un directeur de centre de détention. L’ONG avait précisé, en outre, que le détenu souffre de problèmes gastriques et de douleurs intestinales aiguës. L’OMDH avait interpellé, également, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) pour qu’il intervienne d’urgence afin de protéger et de porter assistance aux civils dans cette affaire.

lundi 24 mai 2010

Le Sahara, entre Alger et Madrid


De l'Espagne nous vient une autre charge contre notre intégrité territoriale. On peut dire “une de plus”, et passer à autre chose, sans trop y prêter attention. C'est du déjà vu, déjà lu, déjà entendu. Cette nouvelle dénégation vaut, tout de même, le détour. Non pas pour sa pertinence et son sérieux, dont elle est complètement dénuée ; mais plutôt pour son côté ridicule dont elle tire une originalité dans le plus parfait registre du grotesque.
D'après l'entête du document, nous serions en présence d'un “rapport du Groupe espagnol d'études stratégiques (GEES)”; avec, en sous-titre “Sahara Occidental: Indépendance, paix et sécurité”. “L'étude” porte la griffe de Carlos Ruiz Miguel, professeur de droit à l'université de Saint Jacques de Compostelle. Les commanditaires et les auteurs de ce texte n'auraient pas mieux choisi que la capitale de la Galice, haut lieu de la mythologie chrétienne où la dépouille de Jacques le Majeur fut miraculeusement déposée, pour commettre un parchemin aux relents de Reconquista qui lorgne sur les rives du Sahara marocain pour faire la jonction avec les Iles Canaries. Car il ne s'agit pas du tout d'une “étude” menée selon les dogmes méthodologiques de la démarche universitaire. Il y a tromperie sur la marchandise.



Dès les premières lignes de ce faux travail académique, la couleur est annoncée. «Le projet impérialiste marocain a causé des conflits avec l'Espagne, avec la Mauritanie et avec l'Algérie». Dans la foulée, l'auteur nous accuse «de revendiquer les eaux de la zone économique des Îles Canaries», comme prélude à «une future revendication territoriale sur l'ensemble de l'archipel». Il nous traite également de fauteurs de guerre, en qualifiant "d'agression" la première tentative de libération de Sidi Ifni, en 1958, alors sous occupation espagnole et finalement récupérée en 1960. Il nous reproche de ne pas avoir ratifié les accords d'Ifrane, de 1972, sur le tracé des frontières algéro-marocaines, suite à "la guerre des sables" pour le même litige, en 1963. Et puis, il nous soupçonne d'avoir «des ambitions sur la Mauritanie». C'est carrément la totale. Pour M. Ruiz Miguel, nous sommes des "impérialistes" invétérés, des "expansionnistes" indécrottables. Il y aurait là de quoi flatter notre ego, sauf que ce listing aux accents de réquisitoire relève de la contre-vérité historique. Tout simplement. Nos relations avec le gouvernement autonome des Îles Canaries sont au beau fixe, en atteste une coopération aussi régulière que fructueuse, avec les instances régionales de nos provinces du sud. Idem avec la Mauritanie qui, finalement, n'est pas tombée dans l'escarcelle hégémonique d'Alger. Quant au bornage des frontières du côté de Tindouf et de Bechar, il peut être officialisé du jour au lendemain, pour peu que l'Algérie lève la séquestration de nos compatriotes sahraouis dans les camps de Lahmada et abandonne ses propres visées, par lobbies espagnols interposés, sur le Sahara marocain. Encore que ce tracé des frontières, comme chacun sait, a été fait par des cartographes militaires français en faveur d'une Algérie-département français sur cent trente-deux ans et au détriment d'un Protectorat marocain à durée déterminée. Encore que, faut-il le rappeler, l'Algérie a des problèmes de frontières et de voisinage avec la Tunisie, la Libye, le Mali, le Niger et la Mauritanie. Apparemment, cette vérité historique, toujours d'actualité, n'est pas dans le contrat de l'éminent universitaire de St Jacques de Compostelle.




Nous n'en sommes qu'au début, le meilleur est à l'avenant. Dans sa divagation à contre-emploi, M. Ruiz Miguel pointe du doigt le Maroc, «qui a donné un appui logistique aux mouvements islamistes algériens». L'auteur, du haut de sa chaire universitaire squattée pour l'occasion, prétend démentir les propos du général Nezar, l'homme fort de l'Algérie de l'après Houari Boumediane jusqu'à il y a quelques années, qui a reconnu l'absence de toute implication marocaine dans le drame algéro-algérien. C'est plutôt le contraire qui a été révélé par les investigations sur l'attentat terroriste contre l'hôtel Atlas Asni, à Marrakech, en 1994; sur la découverte de caches d'armes à Aknoul, dans le nord-est marocain, la même année; et même dans l'attaque à l'explosif contre le métro parisien, en 1995. La filière terroriste algérienne en direction du Maroc était établie. Elle transitait par la France. Elle était commanditée par les services algériens, tout comme le rapport de M. Ruiz Miguel.
Ce dernier n'en démord pas. Pour lui, nous sommes d'affreux belliqueux. Et nous nous armons jusqu'aux dents pour mieux agresser nos voisins. «La guerre, dit-on, c'est la continuation de la politique par d'autres moyens». Encore faut-il les avoir, ces moyens. Nous ne les avons pas, malgré un modeste approvisionnement à titre d'un peu de mise à niveau et de beaucoup de maintenance. La priorité affichée par le Maroc est ailleurs. Elle est dans la lutte contre l'analphabétisme, la maladie, le chômage, l'exclusion; et l'intégrisme terroriste, entre autres aspects intolérables du sous-développement. Par contre, l'Algérie, avec sa fabuleuse manne pétrolière, a les moyens de ses ambitions de super-puissance régionale. Elle se surarme à coups de milliards de dollars, particulièrement auprès de l'Afrique du Sud, en contrepartie de la reconnaissance de la RASD par celle-ci. Et puis, l'intention agressive que M. Ruiz Miguel prête au Maroc n'y est pas. Pour preuve et comme gage de volonté pacifique de voisinage, le cinquantenaire de la création des FAR (Forces armées royales) c'est récemment déroulé sans exposition ostentatoire de matériel de guerre. Quant au service militaire obligatoire, il a été abandonné, comme partout en Europe. Même cela, M. Ruiz Miguel nous l'a curieusement reproché.
Et le Sahara, dans tout ça? Eh bien, le Sahara est dans tout ça. Il est tout bonnement le point d'orgue de la commande reçue par le professeur Ruiz Miguel dans son développement abracadabrant. Le Sahara marocain, il ne le veut qu'extirpé à la territorialité marocaine, en tant que nouvelle wilaya algérienne -un peu comme le Koweït par rapport à Saddam Hussein en 1990- avec la connivence affichée de Madrid. Pour étayer cette thèse qui, encore une fois, n'a rien d'universitaire, M. Ruiz Miguel mobilise les allégations déjà évoquées, en plus d'un argumentaire encore plus édifiant. «L'indépendance du Sahara occidental, écrit-il, est la seule solution pour obtenir la stabilité de l'Afrique du Nord, en affirmant de manière indiscutable l'intangibilité des frontières héritées du colonialisme». Rien que ce paragraphe aux allures professorales mériterait une anti-soutenance doctorale. Le professeur Ruiz Miguel s'enorgueillit du "colonialisme" alors que, par les temps actuels, les anciennes puissances coloniales sont plutôt enclines à s'en excuser. L'Algérie est la première à le demander à la France. Il est peut-être temps que le Maroc en fasse de même à l'adresse de la France et, surtout, de l'Espagne. L'utilisation d'armes chimiques par l'armée espagnole, aux séquelles toujours visibles chez les générations actuelles, n'a-t-elle pas été prouvée par des chercheurs autrement plus sérieux que M. Ruiz Miguel, sur la guerre du Rif conduite par Mohamed Ben Abdelkrim Khattabi entre 1921 et 1925!
On ne va pas refaire les délibérations de la Cour de Justice de La Haye, en 1975-76, qui a reconnu les liens historiques, exprimés sous forme d'allégeance, entre les populations sahraouies et la monarchie. Mais juste une question: y avait-il un État constitué avant la colonisation espagnole de ces provinces sahariennes? La réponse est évidemment négative. Poursuivons; pourquoi alors veut-on en créer un, maintenant? L'argument avancé par M. Ruiz Miguel, qui a tout l'air d'être inclus dans le cahier de charges, est proprement déstabilisant. C'est pour «obtenir la stabilité de l'Afrique du Nord», clame-t-il sans sourciller. La solution d'indépendance que M. Ruiz Miguel conseille «d'imposer par la force», serait ainsi, tout comme le miracle de St Jean de Compostelle, un gage de "stabilité" et non le détonateur qui ferait exploser ce foyer de tension. Ahurissant. Monsieur le professeur, dans sa scientificité infinie et le carnet de commande aidant, joue avec le feu, autant qu'avec la dangerosité des mots. Mieux, il estime que l'édification, après appel d'offre algéro-espagnol, d'un État sahraoui sonnerait «la fin de l'islamisation» de cette même société sahraouie. De l'anthropologie culturelle à la petite semaine, comme si nos coreligionnaires du Sahara marocain, dignes héritiers de Maâ Al Aïnine, de Moribihi Raboho et d'EL Hiba, chefs religieux de la résistance anti-coloniale, n'étaient que des hordes tribales païennes et primitives. Le professeur Ruiz Miguel devrait, en principe, savoir que les us et coutumes des sahraouis n'ont d'égal que la beauté des rimes merveilleusement restituées par la poésie hassanie.
Á défaut de s'imposer la rigueur de la recherche universitaire, M. Ruiz Miguel a plutôt une plume à tête chercheuse. Il va encore plus loin. Alors, accompagnons-le. La RASD, une fois installée au Sahara marocain par on ne sait quelle force transcendantale, sera, d'après lui, «un allié fiable au Maghreb, pour l'Occident». Bonté divine! Peut-on, à ce point, tordre le cou à une réalité criante d'une toute autre vérité! Hormis son gaz surnaturel, l'Algérie est-elle, elle-même, un allié naturellement fiable, de qui que ce soit, avec ses seize années de guerre civile et ses 150.000 morts?
Après ces professions d'algérianité assumées, on oublie un peu que le professeur Ruiz Miguel est espagnol. Il le rappelle, lui-même; et il le signe: «L'indépendance du Sahara aura pour conséquence, avoue-t-il, l'abandon par le Maroc de ses revendications sur Sebta et Melilia». C'est l'autre facette, la vraie, de "l'intangibilité des frontières chère à M. Ruiz Miguel qui semble ainsi se mettre à table. Au nom de ce principe d'essence et de relance coloniale, il veut que l'Europe commence chez nous; à la pointe nord du continent africain, et par la grâce d'une autre occupation espagnole; qui perdure, celle là. Subitement, l'extrême nord et l'extrême sud du Maroc se rejoignent, par le lien du colonialisme espagnol, toujours présent dans la tête de M. Ruiz Miguel. Sebta, Melilia, d'une part; le Sahara marocain, d'autre part, ne sont plus qu'à un trait de plume du professeur de Galice.
Mais c'est plutôt bien ainsi; les cartes sont abattues. Le projet d'État croupion au Sahara marocain a, désormais, deux parrains, algérien et espagnol. On le soupçonnait déjà. Il vient d'être annoncé sous forme de prophétie professorale. Á bon entendeur…

mardi 18 mai 2010

Sahara : le soutien international du Plan d’autonomie ne se dément pas


L’accueil international de la proposition marocaine d’autonomie au Sahara ne se dément pas. Depuis sa présentation, ce plan consistant à accorder une large autonomie au Sahara continue de recueillir l’adhésion de la communauté internationale, à l’ONU comme en Europe et aux Etats-Unis.


A partir de 2007, année de présentation de la proposition marocaine, les différentes résolutions du Conseil de sécurité en ont reconnu le contenu « sérieux et crédible », ce qui a permis d’entrevoir une lueur d’espoir. Cette étape a été couronnée par l’ouverture de négociations après des années de blocage, imposé par l’Algérie et le Polisario qui maintiennent en otage des milliers de sahraouis, quadrillés dans les camps algériens de Tindouf, à des fins purement politiques. Cependant, le sort des populations sahraouies parquées en plein désert, sans possibilité de s’exprimer ou de se déplacer librement hors des camps, est manifestement le dernier souci d’Alger ou du groupe séparatiste du Polisario. Ni la lettre d’une majorité de 54 membres du Sénat américain, démocrates et républicains réunis, appelant en mars dernier, à favoriser une solution du conflit du Sahara qui soit basée sur le plan d'autonomie, ni les appels répétés de pays et d’organismes européens ne semblent émouvoir outre mesure Alger sur les conditions indignes dans lesquelles vivent ces populations.
Récemment encore, Joseph Daul, le président du groupe du Parti populaire au Parlement européen (PPE), a reconnu la pertinence de la proposition d’autonomie, qualifiant la démarche marocaine d’initiative « bonne et courageuse ». De son côté, le secrétaire d'Etat français chargé des Affaires européennes, Pierre Lellouche, a estimé, dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique, que le plan d'autonomie est « une bonne base de négociation » pour avancer sur le dossier du Sahara qui « bloque l'intégration maghrébine depuis trente-cinq ans ».
Ce soutien de la communauté internationale à une solution politique négociée de la question du Sahara, n’est pas dû au hasard. Il se fonde sur la conviction de l’Onu que le plan de large autonomie proposé par le Maroc est une solution de compromis, où il n’y a ni vainqueur ni vaincu. Un plan de nature à donner espoir aux milliers de sahraouis détenus dans les camps de Tindouf, que la fin de leur calvaire est proche.

Écrit par Belhouari Hamid

Les populations des camps de tindouf « plongées dans le désespoir » (middle east online)


Les populations parquées dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie, sont « plongées dans le désespoir » à cause d’un environnement où le dés½uvrement le dispute à des conditions de vie insupportables, écrit lundi le site d’information +Middle East Online+.

« La plus grande source de misère » dans les camps de Tindouf, est « cette incapacité désespérante à pouvoir subvenir à ses propres moyens », souligne l’auteur de cet article, qui décrit un cadre de vie peu propice à l’épanouissement des individus.

Commentant cette situation, le Directeur du centre international des études sur le terrorisme, Yonah Alexander a soutenu, dans une déclaration à la MAP, que la frustration que ressentent les jeunes des camps de Tindouf, née d’un manque de perspectives à venir, les rend « vulnérables à l’idéologie extrémiste du groupe terroriste dénommé Al-Qaeda dans le Maghreb Islamique » (AQMI).

« Les études que nous menons ont clairement démontré qu’une jeunesse sans espoir et sans perspectives à venir devient une proie facile aux prédateurs terroristes », a-t-il mis en garde, appelant à une « solution humanitaire au calvaire que vivent les populations parquées dans ces camps ».

lundi 17 mai 2010

L'Algérie veut créer un "Etat lige" au Sahara


L'Algérie qui fournit un soutien inconditionnel au polisario veut créer un "Etat lige" au Sahara pour servir ses rêves hégémoniques dans la région, a affirmé, le sociologue marocain Mohamed Cherkaoui.

"L'Algérie veut avoir une domination totale sur l'Afrique du Nord en créant un Etat lige annexe", a souligné Cherkaoui devant un parterre personnalités du monde la politique, de la presse, de la culture et de la diplomatie lors d'une conférence tenue, vendredi soir au Cercle des Beaux Arts à Madrid, sous le thème "Conflit du Sahara, régionalisation et le modèle espagnol des communautés autonomes". Pour le Pr. Cherkaoui, la question du Sahara fait partie des instruments utilisés pour servir le rêve hégémonique, nourri par le pouvoir algérien depuis la période de la guerre froide, ajoutant qu'Alger bloque, depuis des décennies, toute solution à la question du Sahara, obnubilé en cela par ses rêves de domination de la région subsaharienne et de l'Afrique du Nord.

L'Algérie n'a jamais renoncé à ses rêves de devenir une puissance régionale en Afrique du Nord et contrôler les pays du Sahel et a toujours cherché à affaiblir le Maroc en créant une entité non viable au Sahara, qui lui serait inféodée, a encore souligné l'auteur du livre "Le Sahara, liens sociaux et enjeux géostratégiques".
S.M. le Roi Mohammed VI a présenté en 2007 une proposition sérieuse, à savoir l'octroi d'une autonomie élargie aux provinces du Sud comme base de discussion pour régler le conflit du Sahara, au moment où les autres parties préfèrent camper sur les positions du passé et faire la sourde oreille à la proposition marocaine, a relevé le Pr. Cherkaoui.

Il a affirmé que les liens historiques et sociaux entre le Maroc et les populations sahariennes sont confirmés par les données juridiques, démographiques, sociales et économiques, ajoutant, à cet égard, que la solution de l'autonomie renvoie également à l'allégeance renouvelée chaque année par toutes les tribus sahariennes aux Souverains marocains et qui les rattachait politiquement au Royaume du Maroc.

Par ailleurs, le Pr. Cherkaoui, qui est directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS-France), a mis en exergue l'importance du projet de régionalisation avancée, annoncé en janvier dernier par S.M. le Roi, pour la consolidation et le renforcement de la démocratie au Maroc.
La régionalisation avancée aidera à consolider la démocratie et à faire émerger de nouvelles élites dans les différentes régions, a-t-il précisé, estimant que cette démarche doit être accompagnée d'un transfert de compétences et de ressources financières et humaines

pour que les régions remplissent leurs nouvelles fonctions dans les meilleures conditions. "La solution préconisée dans le discours prononcé par S.M. le Roi lors de l'installation de la Commission consultative de la régionalisation (CCR) n'interdit aucune audace intellectuelle. Seulement sont considérées comme intangibles l'unité du pays, le régime monarchique garant de cette unité et la religion", a dit le Pr. Cherkaoui également membre de la CCR.

Le projet de régionalisation lancé par le Maroc constitue un défi important
L'histoire récente de la régionalisation dans le Royaume remonte, selon le sociologue marocain, au lendemain de l'indépendance avec le découpage communal de 1959 et la première charte communale de 1960 qui a reconnu à la commune une compétence générale de principe, rappelant que la charte instituée en 1976 a attribué de très larges compétences au pouvoir local, ce que les amendements apportés à ce texte en 2008 ont confortées, en droite ligne de la volonté politique du Maroc d'approfondir et d'affermir la démocratie locale. Pour sa part, Fernando Olivan Lopez, secrétaire général du Forum hispano-marocain des juristes, a souligné que le projet de régionalisation lancé par le Maroc constitue un défi important qui permettra au Royaume d'aller de l'avant dans l'édification d'un Etat moderne.

mardi 11 mai 2010

Le drapeau, emblème et vecteur de la nation


La cérémonie de présentation du plus grand drapeau du monde, organisée à Dakhla par le Cercle des jeunes démocrates marocains, a réuni comme on le sait les jeunes âgés de 16 à 35 ans. Elle constitue à vrai dire, outre un acte de foi patriotique, un coup de maître qui appelle à plusieurs réflexions. Le drapeau est en effet le symbole d'une identité, d'un héritage historique et surtout de l'unité de la Nation. Le drapeau marocain, sur fond rouge, est frappé d'une étoile à cinq piliers qui sont ceux de l'Islam, signe de paix et de concorde. Or, au-delà des cultures, des langues qui relèvent à l'évidence du pluralisme et de la diversité, le drapeau national constitue le symbole du respect de la nation et de ses attributs. Il signifie également l'appartenance à un groupe, à une communauté qui intègre les mêmes valeurs et la même histoire. Ce qui explique son déploiement au cours des cérémonies officielles, civiles, miliaires ou lors des commémorations nationales.


C'est le miroir dans lequel s'identifie un peuple et où s'inscrit continuellement la mémoire d'une patrie. Feu Sa Majesté Hassan II, premier patriote et viscéralement attaché aux symboles de son pays, n'avait-il pas affirmé que «tout est négociable, exceptés le timbre et le drapeau» ? Le déploiement de cet immense drapeau de plus de 60.000 m2 certifié par le célèbre «Guinness World record » sur la place « Al Mountazah », au centre de la ville de Dakhla, et en présence de 350 jeunes représentant toutes les régions du Royaume et d'éminentes personnalités nationales et internationales, avait valeur d'acte politique. 350 jeunes ! C'est en effet le dixième des 350.000 volontaires civils portant un Coran et un drapeau marocain, marchant le 6 novembre 1975 sur un territoire colonisé par l'Espagne.

Une marche historique qui avait contraint l'Espagne à négocier avec le Maroc et la Mauritanie dans le cadre des accords de Madrid, signés le 14 novembre de la même année, qui prévoyaient le transfert de la souveraineté du Sahara à la mère patrie. Le drapeau était l'acteur principal de cette marche, le témoin qui flottait au gré des fervents appels à l'unité. Avec le même enthousiasme, les jeunes d'aujourd'hui prennent le relais et affichent leur détermination face à ceux qui veulent démembrer notre pays. Cet acte éminemment politique a été suivi d'une conférence portant sur le projet d'autonomie et sur le rôle des médias dans la consolidation de la citoyenneté et la défense de l'intégrité territoriale du Royaume.

Pluriel dans ses régions, le Maroc restera en effet uni de Tanger à Lagouira et son drapeau continuera à flotter. Dakhla qui abrite plus de 100 000 habitants demeure en effet la capitale de la région Oued Eddahab-Lagouira, qui comprend la province d'Oued Eddhab et celle d'Aousserd, se positionne aujourd'hui comme une destination touristique internationale avec de multiples projets d'aménagement dédiés au balnéaire, aux sports nautiques, au thermal avec six pôles touristiques comme celui d'El Faro, de Graret Fartat, de Porto Rico, du projet de stations thermales, tous portés par l'Agence de développement du Sud en partenariat avec des entrepreneurs nationaux et internationaux. Dakhla est riche en opportunités d'investissement dans le domaine de la pêche, du tourisme, des énergies renouvelables, éolien et solaire, riche par son positionnement stratégique en tant qu'arrière-pays des Iles Canaries avec qui elle entretient de multiples liens, comme avec la Mauritanie et les Iles du Cap vert. Ce positionnement a fait de la ville une cité de tolérance, de convivialité, d'échange des hommes et des biens. Tous s'y retrouvent, partagent une même culture de l'échange et commercent dans une ville agréable dotée d'une corniche, de jardins, de centres commerciaux, de kissarias, de rues piétonnes.

En définitive, une ville avec ses services publics, ses centres de santé, ses équipements sportifs, ses banques, ses lycées, dont le lycée Hassan II, en attendant sa première université. Tous ces projets, dont la plupart ont été érigés par l'Agence du Sud, intéressent directement la vie de la cité. Il y a même une Maison du Citoyen ouverte à tous, qui renseigne sur les droits de chaque citoyen. Ce modèle, celui de la libre circulation, du respect des citoyens, de l'échange, est aujourd'hui remis en cause par ceux qui ferment les frontières et méprisent les peuples, allant à rebours de l'histoire…Le vis-à-vis malheureux de Dakhla et de Lâayoune, c'est Tindouf, où sont parqués nos frères

lundi 10 mai 2010

Le plus grand drapeau marocain certifié à Dakhla


Un immense drapeau marocain de 60.409,78 m2 et d'un poids supérieur à 20 tonnes a été certifié, samedi à Dakhla, par le Guinness World Record comme étant le plus grand drapeau du monde.

Cette annonce a été faite par, Tariqa Varana, juge de Guinness World Record qui s'est déplacée spécialement de Londres à l'occasion de la cérémonie de présentation de ce drapeau organisée par le Cercle des jeunes démocrates marocains (CJDM) sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI.

Cet immense drapeau marocain mesure 17.005,78 m2 de plus que l'ancien plus grand étendard du monde (43.404 m2). Il aura fallu près d'un mois de travail pour le réaliser et d'une semaine pour le déployer sur la place «Al Montazah» au centre de la ville de Dakhla.

La cérémonie de présentation du drapeau s'est déroulée en présence d'éminentes personnalités marocaines et étrangères du monde politique, de l'art et de la culture et de 350 jeunes représentant les 16 régions du Royaume, en référence au 350.000 volontaires ayant participé à la glorieuse Marche Verte.

Lors de cette cérémonie, qui a débuté au rythme de l'hymne national, Mme Varana à remis au président du CJDM une attestation Guinness en témoignage de ce record mondial.

Le plus grand drapeau du monde sera exposé au grand public pour une durée de deux à trois semaines, selon les organisateurs qui ont annoncé avoir offert cet immense drapeau à la région de Oued-Eddahab-Lagouira en particulier à la ville de Dakhla.

Cet évènement a été salué par les témoignages de plusieurs personnalités qui ont mis en valeur son importance et ses riches significations pour le peuple marocain.

Cette cérémonie, a été marquée aussi par la projection d'une vidéo retraçant les différentes étapes de confection de ce drapeau et par l'interprétation par des artistes marocains de l'opérette «Watani ya Al Ghali» (Mon Cher pays), composée spécialement pour la circonstance.

Le CJDM organisera, en marge de cette manifestation, une conférence sur le plan d'autonomie au Sahara marocain et un débat sur le rôle des médias dans la consolidation de la citoyenneté et la défense de l'intégrité territoriale du Royaume.

Le Cercle des jeunes démocrates marocains est une association fondée en 2008 et qui réunit des jeunes âgés de 16 à 35 ans. Le CJDM a rejoint le Mouvement pour tous les démocrates (MTD) début 2009. Il œuvre, selon ses fondateurs, pour la promotion de la culture des droits de l'Homme et de la démocratie ainsi que les valeurs de citoyenneté et de l'identité nationale.

Témoignages poignants sur le calvaire des femmes enlevées et séquestrées par le polisario


Plusieurs femmes Sahraouies, qui avaient fait l'objet d'enlèvement de la part du polisario, ont livré des témoignages poignants sur les formes de torture et le calvaire ainsi que les conditions inhumaines de leur séquestration dans les camps de Tindouf.

Ces témoignages, qui ont été diffusés par la Chaîne de télévision "2M" dans le cadre de son émission "Moukhtafoun", ont mis la lumière sur le calvaire enduré par ces femmes pendant plus de 20 ans et la cruauté des crimes d'enlèvement perpétrés par le polisario.

Mme Feddi Makkour, qui a regagné la mère patrie en 1999, a fait part des souffrances qu'elle a endurées tout au long de ces 22 ans de séquestration dans les camps de Tindouf sur le sol algérien.

Son calvaire commence quand elle a été kidnappée et éloignée de son mari pour être forcée de se remarier avec un autre homme sans avoir été divorcée.

L'équipe de l'émission "Moukhtafoun" s'est déplacée à Birrat, dans les environs d'Assa, pour rapporter des témoignages émouvants sur la barbarie et la cruauté des enlèvements perpétrés par le polisario, qui ont touché environ le tiers de la population de cette localité.

Cette population est constituée essentiellement d'enfants, dont une grande majorité a péri dans ce voyage de souffrance, et de femmes, qui ont été obligées de quitter leurs maris et de se remarier par peur.

Les bandes du polisario ont kidnappé femmes et enfants sur lesquelles elles ont pratiqué les pires formes de torture et d'atrocité, a affirmé M. Mohamed Mouloud Chouiar, président de l'Association des victimes du polisario, qui a expliqué le recours des séparatistes à ces kidnappings par la pression qu'ils ont subies sur le plan militaire par les Forces armées royales.

Aziza Terfasse n'a pas encore oublié l'enlèvement de ses deux sœurs, dont l'une a perdu la vie sous la torture et la séparation de son fils, qu'elle avait quitté alors qu'il n'avait que quatre ans.

Pour sa part, le président de la commune de Touizki, près d'Assa, M. Ali Kidiouar, se rappelle les crimes perpétrés par le polisario contre les membres de la tribu Ait Oussa, en signe de vengeance contre les populations de cette région restées fidèles à leur pays, le Maroc, et attachées à son intégrité territoriale.

L'émission "Moukhtafoun" a également approché Mme Fariha qui vit toujours le cauchemar de l'enlèvement de ses tantes, après deux décennies de séparation.

L'émission a passé en revue également la situation de plusieurs familles dans la région de Touizki qui reflète la cruauté des crimes perpétrés par les bandes du polisario qui ont séparé maris et femmes et mères et enfants.