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mardi 18 janvier 2011

Un conseiller auprès de l'ambassade du Danemark à Rabat salue les projets de développement à Laâyoune


Laâyoune, - Le conseiller auprès de l'ambassade du Danemark à Rabat, M. Michael Bennett, a salué, lundi à Laâyoune, les projets de développement réalisés dans cette ville.

Dans une déclaration à la presse, à l'issue d'une rencontre avec les membres du bureau régional du Parti authenticité et modernité (PAM) à Lâayoune, M. Bennett s'est dit "impressionné par le niveau de développement réalisé à Laâyoune", faisant savoir que les prochains jours lui feront connaître davantage cette expérience prometteuse de développement.

L'objectif de cette visite à Laâyoune, a-t-il dit, est de tenir des rencontres avec les différents opérateurs locaux et de s'informer de plus près sur la réalité des différentes réalisations.

Lors de sa visite, qui se poursuivra jusqu'à jeudi prochain, M. Bennett rencontrera notamment le wali de la région de Boujdour-Sakia El Hamra, gouverneur de la province de Laâyoune, M. El Khalil Dkhil, et le directeur du Centre régional d'investissement à Laâyoune.

mardi 27 juillet 2010

La communauté internationale de plus en plus convaincue de la justesse de la cause nationale et des droits du Maroc sur son Sahara

Rabat, 26/07/10 - La communauté internationale est de plus en plus convaincue de la justesse de la cause nationale et des droits du Maroc sur son Sahara, à la faveur d'une diplomatie agissante et grâce à la vision clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI.

-Par Adil Zaari Jabiri-

Cette orientation a été confortée par la résolution du conseil de sécurité de l'ONU (1920) adoptée en avril dernier, qui s'est félicitée des "efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l'avant vers un règlement" de ce conflit qui n'a que trop duré.

Le conseil de sécurité a ainsi bien accueilli la proposition marocaine d'une large autonomie au sahara, une solution qui aidera à sortir de la situation de léthargie et à protéger la région de tous les dangers liés à l'insécurité et au séparatisme.



+L'OPTION REFERENDAIRE MISE A L'ECART+.

Grâce au dynamisme de la diplomatie marocaine qui a su, conformément à la vision perspicace de SM le Roi Mohammed VI, défendre la justesse de la cause nationale et recueillir l'unanimité internationale autour de la proposition d'autonomie, le Conseil de sécurité a opté pour la troisième voie, décrétant comme caduque et irréaliste l'option référendaire au bénéfice d'une solution politique consensuelle.

La consécration de ces choix ne s'est cependant pas faite sans difficultés, dans la mesure où face à la détermination et au sérieux du Maroc, le "polisario" et l'Algérie, faisait dans l'invective et la propagande dans de vaines tentatives de faire dévier le processus onusien de sa trajectoire, en utilisant à mauvais escient la noble question des droits de l'homme, mais le conseil de sécurité n'a pas cédé à ces intimidations et a décidé de prolonger le mandat de la MINURSO tout en refusant de l'élargir aux questions liées aux droits de l'homme.

Le conseil de sécurité a, de même, demandé aux "parties de poursuivre les négociations sous les auspices du secrétaire général en tenant compte des efforts réalisés depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable".

Il converge ainsi avec la vision du Maroc qui veille au respect de ses engagements avec son voisinage et ambitionne d'édifier un Maghreb arabe unifié conformément aux espoirs et aux aspirations des peuples de la région.

+LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE INTERPELLEE SUR LA SITUATION DRAMATIQUE DANS LES CAMPS DE TINDOUF+.



Le déploiement conséquent et efficace de la diplomatie marocaine s'assigne également comme objectif d'attirer l'attention sur la situation déplorable des populations séquestrées à Tindouf, en Algérie.

Cette situation met aujourd'hui la communauté internationale devant ses responsabilités pour exercer des pressions sur l'Algérie afin qu'elle mette un terme au calvaire des personnes retenues sur son territoire et de permettre au HCR d'effectuer un recensement de ces populations pour leur assurer la protection humanitaire nécessaire.


La communauté internationale est aussi interpelée sur le détournement de l'aide humanitaire par le "polisario" et ses acolytes, maintes fois dénoncé par les organisations et les instances internationales.

+LE RETOUR MASSIF DES RALLIES, PREUVE TANGIBLE DE LA DECREPITUDE DU POLISARIO+.

L'élan de mobilisation nationale contre la stratégie des ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume, les thèses fallacieuses des séparatistes et de ceux qui les soutiennent, mais surtout l'essor de développement que connaissent les provinces du sud incitent de plus en plus des centaines de sahraouis à regagner la mère patrie, fuyant le calvaire des camps de Tindouf.

Cette fuite massive est aussi la preuve tangible de la décrépitude du "polisario" qui n'a de choix que de laisser les populations des camps exprimer librement leur volonté en rejoignant les leurs et contribuer ainsi au développement socio-économique des provinces du sud dans la perspective d'un régime d'autonomie qui leur sera accordé dans le cadre de la souveraineté marocaine et qui leur garantira le libre exercice de leurs droits et une large participation à la gestion de la chose locale.



+LES PROVINCES DU SUD AU DIAPASON DU DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE QUE CONNAIT TOUT LE ROYAUME+.

Les différents chantiers ouverts dans les provinces du sud ont permis à celles-ci d'être au diapason de l'essor de développement que connait l'ensemble des régions du Royaume sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.

Ces provinces se sont en effet transformées en grands espaces de croissance et de progrès économique et social à la faveur d'une politique de développement novatrice et d'une démarche participative associant les habitants et toutes les forces vives de la région.

Grands moments de retrouvailles et de communion nationale, les visites de SM le Roi Mohammed VI dans ces provinces ont été l'occasion de lancer des projets destinés à valoriser les potentialités locales et à consolider la cohésion sociale.

La volonté royale de faire de ces provinces un modèle de développement régional intégré, a été concrétisée par la création de l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du sud du Royaume, décidée par SM le Roi Mohammed VI à l'occasion de Sa visite à Laâyoune le 6 mars 2002.

Les programmes de l'Agence sont renforcés par les actions de proximité inscrites dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) qui se sont déclinées en plusieurs projets générateurs de richesse.

Renforcement des infrastructures, éradication de l'habitat insalubre, appui aux projets sociaux et de proximité, promotion de l'investissement, sont autant d'actions majeures qui traduisent la volonté du Royaume d'aller de l'avant dans le développement intégré de toutes ses régions dans le cadre de son unité nationale et de son intégrité territoriale entière et indivisible.

mercredi 21 juillet 2010

Arrivée à Rabat de la Caravane "Joussour de développement Lagouira-Tanger


Rabat - La caravane "Joussour de développement Lagouira-Tanger", partie de Guergarate (région Oued Eddahab-Lagouira) à destination de Tanger, est arrivée mardi à Rabat.

Les membres de la caravane, dont plusieurs personnalités issues des provinces du sud, ont été accueillis par le Wali de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, M. Hassan Amrani, le président de la commune urbaine de Rabat, M. Fathallah Oualalou, ainsi que par des élus et des acteurs de la société civile.

Le programme de la caravane, qui fera escale à Rabat pendant trois jours, prévoit l'organisation d'une exposition des oeuvres d'artistes issus des provinces du Sud, de manuscrits et de documents historiques, une conférence sur le thème "l'autonomie: vision et fondements", en plus d'activités culturelles et sportives diverses.

Au programme figurent aussi des rencontres avec les acteurs de la société civile de la région Rabat-salé-Zemmour-Zaer et la signature d'une charte d'action commune.

Lors de la cérémonie d'accueil, M. Amrani s'est félicité de cette "initiative unioniste", passant en revue les efforts de développement dans les différentes régions du Royaume, y compris les provinces du sud.

Les provinces du sud, a-t-il souligné, disposent de potentialités de développement touristiques, culturelles et agricoles considérables qui doivent être développées et valorisées.

Il a également mis en exergue les efforts soutenus déployés par le Royaume en vue de renforcer la démocratie locale, ajoutant que l'initiative marocaine d'autonomie constitue le meilleur moyen pour assurer le développement des provinces du sud.

De leur coté, les représentants de la caravane Joussour ont mis en évidence les dimensions socio-culturelles et humanitaires de la proposition marocaine d'autonomie, notamment la consolidation de l'unité nationale et l'ancrage des valeurs de patriotisme.

L'initiative d'autonomie, ont-ils souligné, est un "choix courageux et sage" visant à trouver une solution définitive au conflit artificiel autour du Sahara marocain, relevant l'importance de la diplomatie dans la mobilisation des citoyens.

Dans une déclaration à la MAP, Mme Soghra El Kentaoui, porte-parole de l'Association de la régionalisation avancée et de l'autonomie à Oued-Eddahab-Lagouira, a indiqué que la caravane Joussour a pour objectif de contribuer à la mobilisation nationale.

La caravane, partie le 3 juillet, se dirigera après Dakhla, Laayoune, Guelmim Agadir, Marrakech, El Jadida, Casablanca et Rabat, vers Meknès, Fès et Tanger où elle est attendue le 30 courant.

vendredi 9 juillet 2010

Un journal italien se fait l'écho des témoignages d'une délégation de Sahraouis marocains en visite en Italie

Rome, 09/07/10 - La visite effectuée dernièrement en Italie par une délégation de Sahraouis marocains représentant la société civile continue à trouver écho dans les titres de la presse de la Péninsule où, jeudi encore, le "Corriere de Siena" (Toscane-centre) est revenu sur les témoignages poignants livrés par les membres de cette délégation sur la réalité de l'affaire dite du Sahara et les souffrances endurées par les séquestrés des camps de Tindouf, en Algérie.
Le journal rappelle en particulier le dialogue "constructif et fructueux" que la délégation a eu à Florence, chef lieu de la Toscane, avec Mme Maria Dina Tozzi, responsable de l'activité internationale au niveau régional, qui a été déléguée par le président de la Région, M. Enrico Rossi.
Les membres de la délégation, composée de MM. Ghallaoui Sidati, ex-représentant du "polisario" en Italie, Lahcen Elmahraoui, universitaire, membre du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) et Mme Saadani Maa Alainine, acteur associatif et militante pour les droits de l'homme, ont pu ainsi éclairer leur interlocutrice, à partir de leur propre vécu, sur la question du Sahara et sur la responsabilité qui est celle de l'Algérie dans cette affaire.
La délégation, à laquelle s'était joint M. Yassine Belkassem, du réseau des associations de la communauté marocaine en Italie et de la Fédération des Africains en Italie, a mis également en évidence la pertinence du projet d'autonomie proposé par le Maroc.
Les membres de la délégation ont, par ailleurs, attiré l'attention de la partie italienne sur le détournement systématique par les dirigeants du "polisario" des aides humanitaires et l'enrichissement de ces derniers aux dépens des populations séquestrées livrées au dénuement et aux maladies.
Le "Corriere de Siena" s'est appesanti en particulier sur le témoignage pathétique livré par Mme Saadani Maa Alainine qui a souligné le caractère sanguinaire du "polisario" et la cruauté de ses pratiques à l'encontre de quiconque s'aviserait de contrarier ses vils desseins.
Mme Maa Alainine a évoqué, à cet égard, son propre vécu et les souffrances qu'elle a endurées dans sa propre chair suite à la liquidation de son père et aux tortures qu'elle a subies ainsi que sa mère.
Elle a relaté également le douloureux épisode de sa déportation, en compagnie d'autres enfants, à l'âge de 9 ans à Cuba où, a-t-elle affirmé, elle avait été maintenue sans aucun contact avec sa famille durant 17 ans.
Lors de la même rencontre, M. Belkassem a souligné, lui aussi, la pertinence du projet d'autonomie proposé par le Maroc comme cadre de règlement de la question dite du Sahara dont la concrétisation permettra aux séquestrés de revenir à la mère-patrie, le Maroc, auprès de leurs familles et proches. Il a soulevé aussi le problème du détournement des aides humanitaires et les souffrances qu'endurent de ce fait, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées dans les camps de la honte à Tindouf.

lundi 5 juillet 2010

Saadani Maa Alainine: le "polisario", de la cruauté à l'état pur


Rome, - Mme Saadani Maa Alainine, acteur associatif marocain et militante pour les droits de l'homme, a souligné le caractère sanguinaire du "polisario" et la cruauté de ses pratiques à l'encontre de quiconque s'aviserait de contrarier ses vils desseins.
Mme Maa Alainine, qui a fait partie de la délégation de Sahraouis marocains représentant la société civile ayant visité récemment l'Italie, a évoqué à cet égard son propre vécu et les souffrances qu'elle a endurées dans sa propre chair suite à la liquidation de son père et aux tortures qu'elle a subies ainsi que sa mère.
"Mon père a été assassiné à coups de mitraillette sous mes propres yeux", a indiqué la militante sahraouie dont les propos ont été rapportés par le journal "La Nazione" d'Empoli.
"C'était pour moi un choc indicible", a-t-elle affirmé dans l'article qui lui a été consacré par ce journal de Toscane (centre) sous le titre : "La douloureuse vérité du peuple sahraoui ".
Mme Maa Alainine a fait état, dans ce même cadre, d'un autre épisode de sa "tragique histoire" : son exil forcé pendant des années à Cuba pour être "rééduquée", selon la formule utilisée par les agents du "polisario".
Devant la cruauté à l'état pur dont fait preuve le "polisario", la militante sahraouie a appelé les pourvoyeurs d'aides à "chercher à comprendre" la réalité du problème, soulignant le caractère dénué d'objectivité de l'alignement "à sens unique" sur les thèses des séparatistes au nom d'une quelconque solidarité.
Le journal "L'eco di Bergamo" (l'écho de Bergame) avait également reproduit, il y a quelques jours, des extraits des témoignages poignants de Mme Maa Al Ainaine sur les violations systématiques des droits humains dans les camps de Tindouf, en Algérie.
Ce journal de Lombardie (nord) s'était notamment fait l'écho des propos de la militante sahraouie soulignant que "les violations des droits humains sont érigées en système dans les camps où les agents du +polisario+ mortifient la population et la contraignent à vivre dans une prison à ciel ouvert ".
Relatant son propre vécu, la militante sahraouie, avait affirmé être l'exemple même des victimes de ces violations, précisant n'avoir connu son père, qui avait été enrôlé de force, qu'à l'âge de 5 ans et que celui-ci avait fait l'objet, avant sa liquidation, de tortures suite à des accusations de trahison, ce à quoi elle sera soumise, elle aussi, ainsi que sa mère.

Mme Maa Alainine avait évoqué également le douloureux épisode de sa déportation, en compagnie d'autres enfants, à l'âge de 9 ans à Cuba où, a-t-elle affirmé, elle avait été maintenue sans aucun contact avec sa famille durant 18 ans.
"C'est là la stratégie appliquée par le +polisario+ pour endoctriner les jeunes, maintenir sous contrô le la population des camps et continuer à disposer de +fidèles+ ", avait-elle indiqué en mettant l'accent sur les indescriptibles souffrances imposées par les séparatistes aux femmes et aux enfants et l'exploitation de la situation de ces derniers pour obtenir des aides humanitaires qu'ils détournent à leur profit.
Mme Saadani Maa Alainine a effectué récemment une visite en Toscane (centre) et en Lombardie (nord), en compagnie de M. Ghallaoui Sidati, ex-représentant du "polisario" en Italie et M. Lahcen Mahraoui, universitaire et membre du Conseil Royal Consultatif des affaires sahariennes (CORCAS).
En Toscane, la délégation de Sahraouis marocains a tenu une rencontre avec un haut responsable de la région au cours de laquelle elle a mis en évidence la réalité de l'affaire dite du Sahara et la pertinence du projet d'autonomie proposé par le Maroc.
Cette rencontre, qui a eu lieu à Florence, a été également l'occasion pour les membres de la délégation d'éclairer, à partir de leur propre vécu, Mme Maria Dina Tozzi, responsable de l'activité internationale au niveau régional, qui a été déléguée par le président de la Région, M. Enrico Rossi, sur la responsabilité qui est celle de l'Algérie dans cette affaire.
En Lombardie, la délégation a livré, lors d'un séminaire à Bergame, des témoignages poignants sur cette question et sur les atrocités commises par les hordes du "polisario" à l'endroit de quiconque s'aviserait de contrarier leurs vils desseins ou de prétendre au plus élémentaire des droits.
Les membres de la délégation ont également mis à nu, à coups de détails, l'instrumentalisation du "polisario" par les gouvernants d'Alger et sa véritable nature sanguinaire et éradicatrice.
Outre les liens historiques ayant toujours existé entre le Maroc et son Sahara, les interventions des membres de la délégation ont, durant ce séminaire tenu sous le thème: "Conflit du Sahara : passé, présent et perspectives", permis de jeter la lumière sur la genèse de la création du "polisario" du temps de la colonisation espagnole. Elles ont également éclairé l'assistance sur des épisodes dramatiques vécus par les populations séquestrées des camps de Tindouf et sur le rôle joué par le "polisario" au service de visées hégémoniques sans rapport avec une quelconque prétendue " cause sahraouie".

vendredi 25 juin 2010

Le statu-quo de la question Sahara met en danger toute la région, selon un journal soudanais

Khartoum, 24/06/10- Le maintien du statut quo sur la question du Sahara met en danger toute la région de l'Afrique du Nord et du Sahel en raison
de l'extrémisme qui prolifère dans cette zone, a averti le quotidien soudanais "Akher Lahda" (dernier moment).
Le non règlement du conflit du Sahara continuera à pousser plus de jeunes des camps de Tindouf (sud-est d'Algérie) vers les organisations terroristes, a indiqué le journal soudanais à grand tirage.
Les jeunes séquestrés dans les camps de Lahmada encourent un grand risque de rejoindre les rangs des extrémistes en raison de la main de fer et le siège imposés par les mercenaires sur les camps de Tindouf, a précisé le quotidien soudanais, affirmant que cette situation exige une réflexion pour trouver une solution à ce conflit.
La conjoncture actuelle interpelle la communauté internationale sur la nécessité d'ŒŒuvrer de concert en vue de trouver une solution politique et consensuelle à la question du Sahara qui n'a que trop duré, a souligné l'avocat soudanais, Ahmed Othman Mohamed Al Moubarak.
Dans un article consacré à l'appui apporté par le Polisario aux organisations terroristes implantées dans la région, Ahmed Othman a affirmé que
la solution du conflit du Sahara doit forcément prendre compte les droits légitimes et historiques du Maroc qui a toujours affiché sa volonté de régler définitivement ce dossier pour se consacrer au renforcement de l'UMA.
Il a rappelé à, cet égard, le plan d'autonomie des provinces du Sud présenté par le Royaume, permettant aux habitants du Sud de jouir d'une large autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc, tout en préservant leurs spécificités culturelles, économiques et sociales.
L'auteur de l'article a également abordé la question du terrorisme dans la région, en se basant sur les conclusions du dernier rapport publié par l'Institut européen des études stratégiques (ESISC), basé à Bruxelles.
Ce rapport a, en effet, mis en garde contre le danger de la formation de cellules terroristes liées au groupe d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), impliquées dans plusieurs opérations de rapts de ressortissants étrangers.
S'agissant de la relation du Polisario et l'AQMI, le journal soudanais a fait savoir que les indices de cette relation se sont multipliés ces dernières années, citant à cet égard l'arrestation en 2003 en Mauritanie d'un membre du Polisario en possession d'explosifs, ce qui a renforcé les soupçons de l'appui apporté par le Polisario à certaines mouvements extrémistes opérant dans la région sahélo-saharienne, en plus de l'implication des mercenaires dans certaines attaques revendiquées par l'AQMI.
Le journal soudanais n'écarte pas la possibilité que des organisations terroristes recrutent des jeunes membres du Polisario, exploitant le désespoir et la situation lamentable qui prévalent dans les camps de Lahmada.
Une situation qui ne cesse d'empirer en raison du détournement des aides humanitaires et du blocage imposé par le Polisario à toute perspective de règlement, souligne le quotidien soudanais.

jeudi 3 juin 2010

La solution politique à la question du Sahara exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis (Déclaration commune)

Marrakech, 02/10/10 - La solution politique à la question du Sahara exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis, indique la déclaration commune adoptée à l'issue de la 11ème réunion de la Haute commission mixte maroco-portugaise, tenue mercredi à Marrakech.
Le Portugal considère "qu'une telle solution exige des parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin de s'engager plus résolument dans des négociations de fond", lit-on dans le document final des travaux de cette commission co-présidée par le Premier ministre, M. Abbas El Fassi, et son homologue portugais, M. José Socrates.
"La partie portugaise a réitéré à cet égard l'importance des efforts sérieux et crédibles visant à promouvoir une solution politique de cette question".
Dans ce contexte, Lisbonne "salue l'initiative marocaine, présentée le 11 avril 2007, au Secrétaire Général des Nations Unies ", ajoute la même source.
Le Maroc et le Portugal ont, à ce propos, "réaffirmé leur ferme soutien aux efforts du Conseil de Sécurité, du Secrétaire Général des Nations Unies et de son Envoyé Personnel visant une solution politique, durable et mutuellement acceptable".
Dans cet esprit, "les deux parties ont renouvelé leur ferme attachement au processus de négociations. Dans ce cadre, Elles se sont réjouies de l'adoption des nouvelles directives par le Conseil de Sécurité, et notamment la résolution 1920, du 30 avril 2010, qui, +en se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l'avant vers un règlement+, appelle les parties +à faire preuve de réalisme et d'un esprit de compromis pour aller de l'avant vers des négociations+".
Concernant la situation au Maghreb, Rabat et Lisbonne rappellent "l'importance stratégique, politique et économique de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) en tant que cadre de coopération face aux multiples enjeux auxquels sont confrontés ses cinq Etats membres" tout en soulignant leur "attachement particulier à l'intégration maghrébine et regrettent les difficultés qu'elle traverse".
Les deux parties conviennent ainsi de "la nécessité de donner une impulsion à l'intégration maghrébine à travers un dialogue responsable et constructif" sur la base des principes consacrés dans le Traité constitutif de l'UMA, signé le 17 février 1989 à Marrakech ".

lundi 24 mai 2010

Le Sahara, entre Alger et Madrid


De l'Espagne nous vient une autre charge contre notre intégrité territoriale. On peut dire “une de plus”, et passer à autre chose, sans trop y prêter attention. C'est du déjà vu, déjà lu, déjà entendu. Cette nouvelle dénégation vaut, tout de même, le détour. Non pas pour sa pertinence et son sérieux, dont elle est complètement dénuée ; mais plutôt pour son côté ridicule dont elle tire une originalité dans le plus parfait registre du grotesque.
D'après l'entête du document, nous serions en présence d'un “rapport du Groupe espagnol d'études stratégiques (GEES)”; avec, en sous-titre “Sahara Occidental: Indépendance, paix et sécurité”. “L'étude” porte la griffe de Carlos Ruiz Miguel, professeur de droit à l'université de Saint Jacques de Compostelle. Les commanditaires et les auteurs de ce texte n'auraient pas mieux choisi que la capitale de la Galice, haut lieu de la mythologie chrétienne où la dépouille de Jacques le Majeur fut miraculeusement déposée, pour commettre un parchemin aux relents de Reconquista qui lorgne sur les rives du Sahara marocain pour faire la jonction avec les Iles Canaries. Car il ne s'agit pas du tout d'une “étude” menée selon les dogmes méthodologiques de la démarche universitaire. Il y a tromperie sur la marchandise.



Dès les premières lignes de ce faux travail académique, la couleur est annoncée. «Le projet impérialiste marocain a causé des conflits avec l'Espagne, avec la Mauritanie et avec l'Algérie». Dans la foulée, l'auteur nous accuse «de revendiquer les eaux de la zone économique des Îles Canaries», comme prélude à «une future revendication territoriale sur l'ensemble de l'archipel». Il nous traite également de fauteurs de guerre, en qualifiant "d'agression" la première tentative de libération de Sidi Ifni, en 1958, alors sous occupation espagnole et finalement récupérée en 1960. Il nous reproche de ne pas avoir ratifié les accords d'Ifrane, de 1972, sur le tracé des frontières algéro-marocaines, suite à "la guerre des sables" pour le même litige, en 1963. Et puis, il nous soupçonne d'avoir «des ambitions sur la Mauritanie». C'est carrément la totale. Pour M. Ruiz Miguel, nous sommes des "impérialistes" invétérés, des "expansionnistes" indécrottables. Il y aurait là de quoi flatter notre ego, sauf que ce listing aux accents de réquisitoire relève de la contre-vérité historique. Tout simplement. Nos relations avec le gouvernement autonome des Îles Canaries sont au beau fixe, en atteste une coopération aussi régulière que fructueuse, avec les instances régionales de nos provinces du sud. Idem avec la Mauritanie qui, finalement, n'est pas tombée dans l'escarcelle hégémonique d'Alger. Quant au bornage des frontières du côté de Tindouf et de Bechar, il peut être officialisé du jour au lendemain, pour peu que l'Algérie lève la séquestration de nos compatriotes sahraouis dans les camps de Lahmada et abandonne ses propres visées, par lobbies espagnols interposés, sur le Sahara marocain. Encore que ce tracé des frontières, comme chacun sait, a été fait par des cartographes militaires français en faveur d'une Algérie-département français sur cent trente-deux ans et au détriment d'un Protectorat marocain à durée déterminée. Encore que, faut-il le rappeler, l'Algérie a des problèmes de frontières et de voisinage avec la Tunisie, la Libye, le Mali, le Niger et la Mauritanie. Apparemment, cette vérité historique, toujours d'actualité, n'est pas dans le contrat de l'éminent universitaire de St Jacques de Compostelle.




Nous n'en sommes qu'au début, le meilleur est à l'avenant. Dans sa divagation à contre-emploi, M. Ruiz Miguel pointe du doigt le Maroc, «qui a donné un appui logistique aux mouvements islamistes algériens». L'auteur, du haut de sa chaire universitaire squattée pour l'occasion, prétend démentir les propos du général Nezar, l'homme fort de l'Algérie de l'après Houari Boumediane jusqu'à il y a quelques années, qui a reconnu l'absence de toute implication marocaine dans le drame algéro-algérien. C'est plutôt le contraire qui a été révélé par les investigations sur l'attentat terroriste contre l'hôtel Atlas Asni, à Marrakech, en 1994; sur la découverte de caches d'armes à Aknoul, dans le nord-est marocain, la même année; et même dans l'attaque à l'explosif contre le métro parisien, en 1995. La filière terroriste algérienne en direction du Maroc était établie. Elle transitait par la France. Elle était commanditée par les services algériens, tout comme le rapport de M. Ruiz Miguel.
Ce dernier n'en démord pas. Pour lui, nous sommes d'affreux belliqueux. Et nous nous armons jusqu'aux dents pour mieux agresser nos voisins. «La guerre, dit-on, c'est la continuation de la politique par d'autres moyens». Encore faut-il les avoir, ces moyens. Nous ne les avons pas, malgré un modeste approvisionnement à titre d'un peu de mise à niveau et de beaucoup de maintenance. La priorité affichée par le Maroc est ailleurs. Elle est dans la lutte contre l'analphabétisme, la maladie, le chômage, l'exclusion; et l'intégrisme terroriste, entre autres aspects intolérables du sous-développement. Par contre, l'Algérie, avec sa fabuleuse manne pétrolière, a les moyens de ses ambitions de super-puissance régionale. Elle se surarme à coups de milliards de dollars, particulièrement auprès de l'Afrique du Sud, en contrepartie de la reconnaissance de la RASD par celle-ci. Et puis, l'intention agressive que M. Ruiz Miguel prête au Maroc n'y est pas. Pour preuve et comme gage de volonté pacifique de voisinage, le cinquantenaire de la création des FAR (Forces armées royales) c'est récemment déroulé sans exposition ostentatoire de matériel de guerre. Quant au service militaire obligatoire, il a été abandonné, comme partout en Europe. Même cela, M. Ruiz Miguel nous l'a curieusement reproché.
Et le Sahara, dans tout ça? Eh bien, le Sahara est dans tout ça. Il est tout bonnement le point d'orgue de la commande reçue par le professeur Ruiz Miguel dans son développement abracadabrant. Le Sahara marocain, il ne le veut qu'extirpé à la territorialité marocaine, en tant que nouvelle wilaya algérienne -un peu comme le Koweït par rapport à Saddam Hussein en 1990- avec la connivence affichée de Madrid. Pour étayer cette thèse qui, encore une fois, n'a rien d'universitaire, M. Ruiz Miguel mobilise les allégations déjà évoquées, en plus d'un argumentaire encore plus édifiant. «L'indépendance du Sahara occidental, écrit-il, est la seule solution pour obtenir la stabilité de l'Afrique du Nord, en affirmant de manière indiscutable l'intangibilité des frontières héritées du colonialisme». Rien que ce paragraphe aux allures professorales mériterait une anti-soutenance doctorale. Le professeur Ruiz Miguel s'enorgueillit du "colonialisme" alors que, par les temps actuels, les anciennes puissances coloniales sont plutôt enclines à s'en excuser. L'Algérie est la première à le demander à la France. Il est peut-être temps que le Maroc en fasse de même à l'adresse de la France et, surtout, de l'Espagne. L'utilisation d'armes chimiques par l'armée espagnole, aux séquelles toujours visibles chez les générations actuelles, n'a-t-elle pas été prouvée par des chercheurs autrement plus sérieux que M. Ruiz Miguel, sur la guerre du Rif conduite par Mohamed Ben Abdelkrim Khattabi entre 1921 et 1925!
On ne va pas refaire les délibérations de la Cour de Justice de La Haye, en 1975-76, qui a reconnu les liens historiques, exprimés sous forme d'allégeance, entre les populations sahraouies et la monarchie. Mais juste une question: y avait-il un État constitué avant la colonisation espagnole de ces provinces sahariennes? La réponse est évidemment négative. Poursuivons; pourquoi alors veut-on en créer un, maintenant? L'argument avancé par M. Ruiz Miguel, qui a tout l'air d'être inclus dans le cahier de charges, est proprement déstabilisant. C'est pour «obtenir la stabilité de l'Afrique du Nord», clame-t-il sans sourciller. La solution d'indépendance que M. Ruiz Miguel conseille «d'imposer par la force», serait ainsi, tout comme le miracle de St Jean de Compostelle, un gage de "stabilité" et non le détonateur qui ferait exploser ce foyer de tension. Ahurissant. Monsieur le professeur, dans sa scientificité infinie et le carnet de commande aidant, joue avec le feu, autant qu'avec la dangerosité des mots. Mieux, il estime que l'édification, après appel d'offre algéro-espagnol, d'un État sahraoui sonnerait «la fin de l'islamisation» de cette même société sahraouie. De l'anthropologie culturelle à la petite semaine, comme si nos coreligionnaires du Sahara marocain, dignes héritiers de Maâ Al Aïnine, de Moribihi Raboho et d'EL Hiba, chefs religieux de la résistance anti-coloniale, n'étaient que des hordes tribales païennes et primitives. Le professeur Ruiz Miguel devrait, en principe, savoir que les us et coutumes des sahraouis n'ont d'égal que la beauté des rimes merveilleusement restituées par la poésie hassanie.
Á défaut de s'imposer la rigueur de la recherche universitaire, M. Ruiz Miguel a plutôt une plume à tête chercheuse. Il va encore plus loin. Alors, accompagnons-le. La RASD, une fois installée au Sahara marocain par on ne sait quelle force transcendantale, sera, d'après lui, «un allié fiable au Maghreb, pour l'Occident». Bonté divine! Peut-on, à ce point, tordre le cou à une réalité criante d'une toute autre vérité! Hormis son gaz surnaturel, l'Algérie est-elle, elle-même, un allié naturellement fiable, de qui que ce soit, avec ses seize années de guerre civile et ses 150.000 morts?
Après ces professions d'algérianité assumées, on oublie un peu que le professeur Ruiz Miguel est espagnol. Il le rappelle, lui-même; et il le signe: «L'indépendance du Sahara aura pour conséquence, avoue-t-il, l'abandon par le Maroc de ses revendications sur Sebta et Melilia». C'est l'autre facette, la vraie, de "l'intangibilité des frontières chère à M. Ruiz Miguel qui semble ainsi se mettre à table. Au nom de ce principe d'essence et de relance coloniale, il veut que l'Europe commence chez nous; à la pointe nord du continent africain, et par la grâce d'une autre occupation espagnole; qui perdure, celle là. Subitement, l'extrême nord et l'extrême sud du Maroc se rejoignent, par le lien du colonialisme espagnol, toujours présent dans la tête de M. Ruiz Miguel. Sebta, Melilia, d'une part; le Sahara marocain, d'autre part, ne sont plus qu'à un trait de plume du professeur de Galice.
Mais c'est plutôt bien ainsi; les cartes sont abattues. Le projet d'État croupion au Sahara marocain a, désormais, deux parrains, algérien et espagnol. On le soupçonnait déjà. Il vient d'être annoncé sous forme de prophétie professorale. Á bon entendeur…

lundi 17 mai 2010

Un groupe de 12 personnes ayant fui les camps de Tindouf rallie la mère-patrie

Laâyoune, 16/05/10- Douze personnes ont rallié récemment la mère-patrie après avoir fui les camps de Tindouf, en territoire algérien.
Les membres du groupe, qui comprend quatre femmes et cinq enfants, ont réussi à fuir le calvaire des camps de Tindouf pour rejoindre leur famille à Laâyoune.
A cette occasion, Hamoudi Hormat Cheikh (43 ans) a fait part de sa joie de regagner la mère-patrie, attirant l'attention sur les conditions de vie difficiles et misérables dans les camps de Tindouf à cause des détournements par les dirigeants du polisario des aides humanitaires destinées aux habitants de ces camps.
Il a appelé ses frères dans les camps de Tindouf à rejoindre la mère-patrie pour vivre avec leurs familles et leurs proches dans la quiétude et la sérénité.
De son côté, Zayad Al-Ansari (19 ans) s'est dit fier de retourner à la mère-patrie pour vivre dans sa ville natale Laâyoune après avoir fui les conditions inhumaines prévalant dans les camps de Tindouf.
Pou sa part, M. Sayf Allah Sid Ahmed, qui avait rallié en 1993 la mère-patrie, a exprimé sa joie du retour de son neveu Mohamed Ould Hamdi (29 ans), rappelant la situation dramatique dans les camps de Tindouf où manquent les conditions les plus élémentaires d'une vie digne.
Mme Fatemato Ment Hamoud (44 ans) a souligné, de son côté, avoir regagné la mère-patrie en compagnie de trois de ses fils en réponse à l'appel royal "la patrie est clémente et miséricordieuse".
Avec le retour des membres de ce groupe, dont l'âge varie entre 3 et 44 ans, le nombre de ralliés ayant fui les camps de Tindouf, depuis 25 mars, s'élève à 308 personnes, dont 54 femmes et 33 enfants

jeudi 6 mai 2010

Le RNI salue la prorogation du mandat de la Minurso


Rabat, 05/05/10 - Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) a salué la décision 1920 du conseil de sécurité des Nations unies de proroger d'un an le mandat de la Minurso, tout en rejetant l'élargissement de ses missions.

Un communiqué publié à l'issue de la réunion, mardi, du bureau exécutif du parti, souligne que ce dernier "tout en se félicitant de cette décision juste, réitère, de nouveau, la prééminence de l'initiative marocaine d'autonomie qui demeure le cadre idoine pour le règlement définitif de ce dossier factice".
Après avoir souligné que l'intérêt des peuples maghrébins réside dans l'adoption de la proposition marocaine d'autonomie présentée à la communauté internationale, le RNI s'est réjoui de l'appel du conseil de sécurité à toutes les parties concernées par ce dossier "à faire montre de réalisme et de volonté politique pour réaliser des avancées et sortir de cette situation qui n'encourage pas l'intégration maghrébine".
Il s'est félicité, de même, des efforts consentis par la diplomatie marocaine et ceux des pays amis pour le règlement de ce dossier qui fait l'unanimité de tous les Marocains.
Par ailleurs, le bureau exécutif du RNI a considéré que le retour massif récemment de jeunes à la mère-patrie, fuyant les camps de Tindouf est "la meilleure preuve de la volonté des habitants de ces camps de retourner dans leur pays, le Maroc, comme il constitue un appel au polisario et à l'Algérie de permettre aux habitants de ces camps d'exprimer, en toute liberté, leurs choix pour rejoindre leurs proches et fuir la séquestration qui leur est imposée".
Le parti a, également, rendu hommage "à tous les soldats marocains en poste aux frontières sud pour veiller à la protection de la patrie contre toutes les agressions des ennemies de l'intégrité territoriale du pays", mettant en valeur "l'initiative du parlement marocain de dépêcher une délégation parlementaire pour visiter nos soldats dans le Sahara et s'enquérir de leur situation".

Affaire des six détenus politiques de Tindouf : Le Polisario menace de liquider Ahmed Bellouh Hammou


Les jours d'Ahmed Bellouh Hammou sont en danger. « J'ai reçu un appel téléphonique de la part d'un dirigeant du Polisario menaçant de tuer Ahmed », s'inquiète le frère de la victime, Mohamed M'Barek Bellouh, lors d'un point de presse mercredi à Laâyoune. Cette menace, provenant de Tindouf, a mis en émoi la famille Bellouh et mobilisé le tissu associatif local et national pour sauver la vie de la victime qui croupit, depuis maintenant six mois, dans une prison secrète du Polisario, en attendant sa comparution devant un tribunal militaire de la junte séparatiste. « Il n'est pas exclu que le Polisario mette à exécution ses menaces de mort. A plus forte raison contre ses opposants politiques, dont Ahmed Bellouh fait partie », alerte Abderrahman Al Houass, acteur associatif local. “La décision du Polisario de déférer la victime devant un tribunal militaire donne bien des raisons de s'inquiéter », ajoute ce militant des droits de l'Homme, qui appelle à une intervention urgente de la part des ONG nationales et internationales pour sauver la vie de la victime.




Un appel qui n'est pas resté sans lendemain. L'OMDH a été la première à se manifester. Dans un communiqué, rendu public mercredi, l'ONG présidée par Amina Bouayach a annoncé sa décision de saisir le Comité international de la Croix-Rouge sur la nécessité de la protection des civils sans défense en vertu des dispositions de la 4ème Convention de Genève, ajoutant qu'elle envisage d'interpeller également les autorités algériennes afin de lui permettre de rendre visite aux six victimes qui seraient incarcérés dans le bagne secret « 9 juin ». Dans le même communiqué, l'ONG se dit étonnée que les détenus soient traduits devant un tribunal
militaire. La même ONG s'étonne également que cette décision soit prise sur la base d'une simple demande du directeur de la prison secrète, relevant l'absence de toute accusation à l'encontre des détenus dont le « délit », paraît-il, est d'avoir simplement critiqué « l'unilatéralisme » dont le Polisario fait preuve en matière de prise de décision et d'avoir exprimé leur refus du « détournement des aides humanitaires » au profit des familles de la direction du Polisario. Un constat qui est d'ailleurs confirmé par un récent rapport de l'Institut de Claude Moniquet ( ), lequel établit que les dirigeants du Polisario ont réussi à se procurer des villas luxueuses dans le sud de l'Europe grâce au détournement des aides internationales. Ahmed Bellouh ne croyait peut-être pas avoir mis le doigt sur la plaie qui fait le plus mal à la junte d'un front qui amasse des montagnes de fortunes sur les ruines d'une population séquestrée livrée en pâture à l'incurie et à la misère.
Voilà, semble-t-il, le chef d'accusation auquel sera confronté Ahmed Bellouh, qui sera jugé par un procureur militaire dénommé Ould Moulay Zine.
Mais voilà, Ahmed Bellouh n'est pas au bout de ses peines. Observant une grève de la faim depuis déjà un mois, la victime est également exposée à toutes les formes de torture, d'intimidation et d'humiliation. Et c'est l'un des fondateurs du Polisario, Mustapha Sayed Bachir, commandant de la quatrième zone militaire, qui s'occupe personnellement de l'application de ces méthodes indignes. « On voudrait bien savoir ce que penseraient les chevaliers preux des droits de l'Homme », s'indigne Ramdan Ould Messaoud, président de l’association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASSADEH), dans une allusion à peine voilée à Human Rights Watch.

lundi 3 mai 2010

La résolution 1920 confirme les fondamentaux des précédentes résolutions du Conseil de sécurité (Loulichki)

Rabat, 02/05/10 - La résolution 1920 du Conseil de sécurité prorogeant d'un an le mandat de la MINURSO est venue confirmer les fondamentaux des résolutions adoptées depuis le début du processus de négociations concernant le Sahara marocain, a affirmé l'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, M. Mohamed Loulichki.
Dans un entretien diffusé samedi par la chaîne de télévision "Médi 1 Sat", M. Loulichki a indiqué que ces fondamentaux résident dans le caractère viable, pertinent et prioritaire de l'initiative marocaine d'autonomie et la nécessité pour toutes les parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis.
Cette résolution conforte les efforts déployés par le Maroc depuis 2006 en faveur de l'aboutissement du processus de négociations au résultat auquel aspirent tous les peuples de la région et la communauté internationale toute entière, a ajouté M. Loulichki.
Il a en outre souligné que le Maroc accueille positivement la décision du conseil de sécurité de proroger le mandat de la MINURSO, sachant que, d'une part, cette mission conserve ainsi ses attributions initiales en dépit des multiples tentatives de les élargir et, d'autre part, le processus de négociations demeure la seule voie de parvenir à une solution réaliste et négociée à ce différend artificiel.
Cette décision du Conseil de sécurité est positive et invite à l'espoir en ce sens qu'elle met l'Algérie devant ses responsabilités quant à la situation qui prévaut dans les camps de Tindouf, a-t-il relevé, appelant Alger à se plier à la nécessité de recenser les populations des camps de Tindouf.
Elle est également positive du fait que le Conseil de sécurité a appelé l'Algérie et le polisario à coopérer davantage, tout en réitérant son appel aux parties concernées à poursuivre les négociations en vue de parvenir à une solution pacifique, juste et durable à la question du Sahara, a-t-il dit.

jeudi 29 avril 2010

Le rapport met l’Algérie et les séparatistes devant leurs responsabilités


Un récent rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) a révélé les mécanismes des détournements des aides humanitaires destinées aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf, affirme lundi l’Institut européen des études stratégiques (European Strategic Intelligence and Security Center- ESISC).




L’ESISC, dont le siège est à Bruxelles, affirme avoir eu connaissance de ce rapport confidentiel, fruit d’une enquête menée par l’OLAF, qui met en exergue la persistance du flou entretenu par Alger et la direction séparatiste autour du nombre réel des populations détenues dans les camps de Tindouf, outre le manque de transparence et de responsabilité du Croissant Rouge algérien et le déficit du monitoring.
Pour les besoins de cette enquête de six mois, menée à Bruxelles (auprès de l’ECHO, l’Office d’aide humanitaire de la Commission européenne), ainsi qu’en Algérie, au Maroc et dans d’autres pays de la région, l’OLAF «a utilisé les moyens les plus sophistiqués, allant jusqu’à dissimuler des balises de géo-localisation dans des containers destinés au Polisario «, indique l’ESISC.
«A l’arrivée, les découvertes qui ont été faites valaient bien cet effort inédit : ainsi, une fois que l’aide humanitaire arrive à Oran, elle met en moyenne 48 jours pour être finalement acheminée aux Camps de Tindouf alors qu’une grande partie des chargements ne parvient jamais aux populations sahraouies dans le besoin», poursuit la même source, précisant que le rapport de l’OLAF détaille comment le «croissant Rouge algérien est le premier bénéficiaire du détournement de l’aide, suivi par les dirigeants du +Polisario+ qui profitent de cette manne financière pour acquérir des armes, mais aussi et surtout des biens immobiliers personnels aux Canaries ou en Espagne».
«Les enquêteurs de l’OLAF sont allés jusqu’à localiser avec précision les caches utilisées par les chefs du Polisario pour stocker l’aide détournée avant de la redistribuer sur les marchés sub-sahariens. Ils ont également identifié les responsables du Front Polisario coupables de ces détournements et ont retrouvé une partie des villas de luxe achetées dans le sud de l’Europe», indique l’ESISC.
«Comme il est de règle, une partie de l’aide humanitaire européenne est fournie sous forme de fonds devant servir à financer des achats sur place, donc en Algérie», rappelle l’ESISC, soulignant que « les autorités d’Alger appliquent, illégalement, des taxes sur ces achats».
«En d’autres mots, non seulement l’aide est détournée mais de plus, l’Etat algérien récupère les taxes sur des biens achetés sur son territoire! In fine, une part de l’argent des contribuables européens destiné à l’aide humanitaire sert donc à enrichir l’Etat algérien par le biais de son système fiscal», déplore l’Institut.
L’ESISC rappelle, par ailleurs, que l’Office européen de lutte antifraude n’est pas le seul à mettre en évidence ces pratiques mafieuses, en totale contradiction avec le droit humanitaire. De nombreuses enquêtes diligentées par plusieurs ONG internationales ont, elles aussi, établi l’existence sur les marchés, notamment mauritanien et algérien, d’importantes quantités de vivres provenant de l’aide humanitaire internationale.
Par ailleurs, le rapport relève que le flou entretenu autour du nombre réel des personnes vivant dans les camps de Tindouf autorise toutes les dérives, à commencer par les détournements des aides qui leur sont destinées.
Ce recensement sollicité par maintes organisations humanitaires, dont le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) et demandé solennellement par le Maroc, est refusé, depuis plus de trois décennies par l’Algérie et les séparatistes.
A cet égard, MM. Claude Moniquet, président de l’European Strategic Intelligence and Security Center ( ESISC) et Dimitri Dombret, chercheur associé dans ce même institut relèvent que «Si le refus de l’Algérie, injustifiable, peut néanmoins s’expliquer facilement eu égard à l’état de ses relations avec le Maroc et par son besoin de propagande politique sur la question des +réfugiés+ présents sur son sol, le refus du Polisario est, quant à lui, principalement motivé par les profits illégaux que ses dirigeants opèrent grâce à une surestimation « du nombre des personnes vivant dans les camps et, par voie de conséquence, à une aide humanitaire plus importante.
Les experts de l’ESISC retiennent à ce propos qu’en 1978, l’Algérie parlait de 50.000 personnes dans un rapport remis au HCR. Trois années plus tard, les séparatistes brandissaient le chiffre de 300.000 personnes alors que certaines ONG qui leur sont inféodées ont eu l’outrecuidance d’avancer le chiffre ahurissant de 700.000 personnes.
«Depuis le milieu des années 90, tant le Polisario que les autorités d’Alger estiment la population sahraouie des camps à 165.000 personnes. Un chiffre qui n’a pas été accrédité par le PAM (Programme alimentaire mondial) et le HCR, lesquels ont décidé d’accorder leur assistance humanitaire à une population évaluée à 90.000 personnes», rappelle l’ESISC, en faisant remarquer que, selon les différentes évaluations de la population effectuées par des experts en démographie sur base d’images satellites ou encore sur base de témoignages de responsables du Polisario ralliés au Maroc, le nombre des personnes séquestrées dans les camps se situerait entre 40.000 et 50.000.
Pour l’ESISC, le décalage entre la population réelle et la population estimée pose de nombreux problèmes : «Il rend l’ajustement de l’aide impossible, car il est crucial de pouvoir fournir, notamment aux enfants en bas âge, un régime nutritionnel adapté «.
Ce flou sciemment entretenu autour de ce chiffre, contribue à couvrir les trafics en tous genres et le détournement de l’aide humanitaire puisque le HCR ne dispose pas d’une présence permanente dans les camps de Tindouf et que, de façon générale, les visites «étrangères» dans les camps sont très largement limitées et contrôlées par l’Algérie.
Face à cette situation, les populations séquestrées «sont, bien entendu, les premières victimes de ces pratiques de détournement de l’aide internationale, largement condamnées par différentes organisations internationales. Au premier chef, bien entendu, par le HCR mais aussi par le PAM et par l’ONG américaine US Committee for Refugees and Immigrant (USCRI) qui, dans un récent rapport a dressé un bilan catastrophique des conditions de vie de ces populations.

Le polisario n'a aucune liberté de mouvement


Le ‘polisario' n'a aucune liberté de mouvement dans ses négociations avec le Maroc, a affirmé, mardi soir à Rabat, Khalid Naciri, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, appelant «les gouvernants algériens à mettre un terme à la tutelle qu'ils exercent sur le polisario».


«‘Le polisario' continue de recevoir son orientation stratégique et ses directives des services algériens», a dit M. Naciri lors d'une rencontre avec les membres de la presse internationale accréditée au Maroc, en présence du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Youssef El Amrani.

Le ministre de la Communication a souligné que l'objectif de l'Algérie est d'exercer «une hégémonie géopolitique».

Au sujet des relations maroco-algériennes, M. Naciri a regretté le fait que malgré les efforts entrepris par le Maroc, ces relations demeurent en deça des aspirations des deux peuples, défiant l'Algérie d'«avoir le courage politique de laisser ‘le polisario' négocier librement avec le Maroc».

Notant que dans ces négociations, le Maroc est mû par «une forte volonté politique» pour répondre favorablement aux orientations de l'Onu qui appellent les parties à adhérer «avec bonne volonté, sans pré-conditions et sans préjugés» vers un règlement politique et mutuellement acceptable de la question du Sahara, M. Naciri a exprimé le regret que «l'autre partie n'adopte pas la même approche et réagit de façon bizarre à la position exprimée par le secrétaire général de l'Onu».

Ces réactions ont « frisé l'injure à l'encontre du secrétaire général de l'Onu», a-t-il fait remarquer.

M. Naciri a mis en exergue, à cette occasion, les réformes tous azimuts entreprises au Maroc et le climat de liberté qui imprègne l'exercice de la profession de journaliste au Royaume, rappelant qu'une centaine de correspondants étrangers y sont accrédités.

«C'est un taux des plus importants dans les pays comparables au Maroc», a signalé le ministre de la Communication, précisant que plus de 600 autorisations de tournage sont délivrées chaque année et près d'une centaine de missions journalistiques étrangères sont accréditées par an pour des envoyés spéciaux.

«Vous travaillez en toute liberté», a soutenu M. Naciri, assurant que «le Maroc demeurera un pays transparent».